La cité de Yangambi dans la province de la Tshopo dispose désormais d’une miellerie. C’est le fruit de l’association des producteurs de miel de Yangambi (APROMY) avec l’appui du CIFOR dans son Projet Forets : Formation, Recherche, Environnement dans la Tshopo. C’est une première dans cette cité de la réserve de biosphère avec plus de 50 membres sous l’encadrement du projet Foret.

Afin de diminuer la pression sur la réserve de biosphère de Yangambi, le CIFOR à travers le projet Forets initie des activités alternatives à l’endroit de la population comme souligne Principe Alowakinnou responsable chargé du développement de la filière apicole dans le paysage de Yangambi.

 

« Le paysage de Yangambi a un potentiel impressionnant en matière des ressources naturelles en général et de PFNL (Produit Forestier non ligneux) en particulier. Le miel n’en fait pas exception, et ce d’autant plus qu’il présente des grandes vertus tant alimentaires et médicinales. Bien qu’il soit un produit typique de la forêt, il n’est pas directement dérivé d’un arbre mais une fabrication des abeilles », rapporte-t-il.

Principe Alowakinnou, responsable filière apicole, ph. Fiston Wasanga

 

Le projet Forets, très ambitieux

Le projet Forets dans son ambition de réduire la pression sur la réserve à travers la création d’activités alternatives et génératrices des revenus, a identifié, formé, accompagné et structuré deux associations apicoles, reconnues non seulement sur le plan provincial mais également national, confirme Principe Alowakinnou.

L’association des producteurs de miel de Yangambi se professionnalise par des méthodes modernes d’extraction, de conditionnement et de conservation de miel selon les normes standard. Une fierté que reconnaît Kombozi Bolila président de cette association.

« Auparavant nous pratiquons le modèle traditionnel celui de brûler les abeilles lors de l’extraction et au finish on ne trouve pas grand chose. Grâce au projet Forets, nous avons été formé pour faire l’apiculture », a-t-il confirmé.

Membres de l’APROMY avec quelques autorités, ph. Fiston Wasanga

Kombozi Bolila qui remercie le projet FORETS reconnaît en plus de la formation reçue, la dotation des ruches en bois, première étape pour capturer les abeilles.

De son côté, le fonctionnaire résidant de Yangambi se réjouit de voir qu’une telle activité permettra d’occuper les jeunes de la cité de Yangambi. Bonaventure Agombe plaide pour la création d’autres associations des apiculteurs.

« C’est une autre enfant qui vient de naître à Yangambi. Le projet FORETS est très intéressant et va permettre à mes administrés d’avoir le revenu en produisant le miel sans beaucoup de difficultés. C’est dans ce sens que je plaide pour l’extension de cette activité afin qu’il y est un grand nombre d’apiculteurs », conclu le fonctionnaire resident de Yangambi.

Le directeur du centre de recherche de l’INERA qui reconnaît la déforestation du paysage de Yangambi note la perte de près de 340 000 hectares de forêt.
Se reconnaissant dans cette filière de la production de miel, Dieu-Merci Assumani encourage les activités alternatives afin de limiter la pression sur la forêt.

Il convient de souligner que cette association des apiculteurs qui commercialise déjà ses produits a été doté des matériels adaptés et performant allant du suivi des ruches jusqu’au conditionnement de miel.

En dépit de la miellerie mise à la disposition de cette association des apiculteurs, le projet FORETS a œuvré pour sa professionnalisation en guise de la mise en place d’association professionnelle pour le renforcement du tissu économique local en facilitant l’obtention des documents selon les normes.

Le CIFOR à travers le projet Forets s’active pour le développement, le partenariat et la formation pour une meilleure gestion des ressources naturelles en République Démocratique du Congo.

Jean Claude Fundi.

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