Tshopo : affaire 1 200 000 $ USD, un jeune interpelle les députés provinciaux (la mort dans l’âme)

Si l’information s’avère vraie, c’est l’hécatombe pour la province de la Tshopo qui se recherche encore.

L’actualité reste dominé dans cette partie de la République démocratique du Congo par un supposé emprunt du gouvernement provincial d’un montant faramineux auprès d’une banque de la place.
L’affaire fait jaser. 1 200 000 $ USD c’est la somme empruntée par le gouvernement déchu et qui expédie les affaires courantes.

Cette nouvelle est tombée comme une foudre aux habitants de la Tshopo. L’affaire ne cesse d’alimenter les débats dans les différents forums virtuels.

D’après les informations recoupées, cette bagatelle somme servirait au paiement des indemnités de sortie des membres du gouvernement provincial sortant et aux arriérés des subsides des députés provinciaux.

La perception de la population Tshopolaise est tout autre à ce point. Nombreux sont ceux qui jugent inopportune cet emprunt qui ne bénéficiera pas à la majorité silencieuse.

Docteur Mateus Kanga, un jeune leader de la province de la Tshopo et dont sa lutte pour le développement de son terroir n’est plus à démontrer, monte au créneau et interpelle les députés provinciaux à qui l’espoir d’un développement radieux reposait.

« Nous sommes peut-être mal informés, mais nous voulons juste vous rappeler que cette province a beaucoup souffert, vous avez beaucoup enduré avec espoir que votre choix prochain sera le choix de la raison avec l’avènement d’un nouveau leadership à la tête de la Province », répond Docteur Mateus Kanga au député provincial Jacques Mandiongwe dans un groupe virtuel.

L’espoir de tout un peuple mis en jeu !

Poursuivant son adresse aux élus provinciaux, cet activiste de Tshopo Telema estime qu’aujourd’hui, les gens sont obligés de fermer les yeux même face aux bavures que les députés provinciaux peuvent commettre simplement par hypocrisie électorale.

« Oui, vous êtes ceux qui avez le dernier mot sur les échéances à venir, mais sachez que l’histoire en parlera.
Vous avez commencé la rédaction d’une belle page de l’histoire de cette Province dans des conditions extrêmement précaires, vous avez refusé des offres malgré vos impayements, tout cela pour espérer sortir la Tshopo de sa gestion chaotique, de son marasme », se souvient ce jeune.

Pour lui, il serait surprenant que les députés provinciaux prennent eux-mêmes ce beau livre de l’histoire de la province qu’ils étaient entrain d’écrire pour le déchirer ou tâcher l’une de ses pages d’huile de palme.

« Vous êtes cette génération des députés qui commençaient à nous faire rêver, c’est ahurissant que vous vous écartiez du chemin du salut de la Province alors que nous sommes déjà au bord de la rive pour accostage », regrette Mateus Kanga.

Et de poursuivre,
« La Tshopo a beaucoup souffert, n’oubliez pas d’où nous venons et surtout où nous allons.
Vous pouvez aujourd’hui accepter l’hypocrisie de ceux qui attendent vos suffrages mais sachez qu’ils seront les 1ers à vous vilipender demain après les élections. Comme toujours, nous autres, nous ne savons pas avaler notre langue et jouer à l’hypocrisie avec vous », crache ce jeune médecin.

Les députés provinciaux ont-ils trahi la population ?

A coup sûr, la population ne se retrouve plus dans cette combine à l’allure de se servir et non servir.

A cet effet, Docteur Mateus Kanga qui a toujours été sur la première ligne de front pour la défense des intérêts de sa Tshopo natale invite les élus provinciaux à faire la retrospection pour savoir se situer.

« Vous avez enduré tout ce temps, il ne fallait pas céder à la tentation de la dernière minute.
Il fallait que cela soit mis au frigo et en faire votre cheval de bataille face au futur locataire.
C’est pour cela que nous voulons le changement, pour que la Province avance et que vos problèmes aussi trouvent satisfaction »

Il croit dur comme fer que nulle ne peut accepter qu’un Gouverneur cochonne les députés provinciaux.
Il souligne que si dans un passé récent la jeunesse n’avait pas accepté ce genre de choses, il n’en sera nullement question pour les jours avenirs.

Cependant, ce jeune médecin regrette le moment choisi pour cet emprunt mais surtout avec une autorité qui ne devrait plus engager la Province jusqu’à ce point.

Tout porte à croire que le futur locataire du gouvernorat de la Tshopo qui sera connu provisoirement le 6 avril prochain, a du pain sur la planche.
Ce dernier héritera une province criblé des dettes d’une valeur de plus ou moins 4 000 000 $ USD. Montant qui n’aurait servi à aucune action d’impact visible ni aux réalisations d’intérêt public.
Et voici donc l’amour de la Tshopo tant vanté par ceux-là même qui concourent à sa ruine.

Dossier à suivre !

 

Jean Claude Fundi

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