Créé au sein du cabinet du président de la République Félix Antoine Tshisekedi depuis avril 2019 et s’inscrivant dans la politique de promotion des droits humains, l’agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes met au premier plan la sensibilisation, afin de lutter contre ce phénomène qui désacralise les droits humains.

Dans un point de presse tenue ce jeudi 28 juillet 2022 à Kisangani, la coordinatrice de l’agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes explique à fond devant un parterre des journalistes à l’hôtel Palm beach, les missions de cette agence ainsi que la question liée à la traite de personne.

Cécile Rebecca Meta Kasanda qui rappelle la genèse de la traite des personnes note que le 30 juillet de chaque année marque la journée mondiale dédiée aux victimes de traite des personnes.
Il s’agit rapporte-t-elle, d’une journée contre la traite des personnes.

Et de préciser que la République démocratique a célébrée cette journée pour la première fois en 2020 alors qu’en signant et ratifié en octobre 2005 et 13 juin 2006 les instruments internationaux en la matière, elle est devenue Etat partie à la convention des Nations-Unies contre la criminalité transnationale organisée.

De la genèse de l’APLTP

Au regard des instruments internationaux signés et ratifiés par la République démocratique du Congo qui combattent les crimes internationaux à travers des protocoles additionnels notamment le protocole visant à prévenir, punir et réprimer la traite des personnes surtout la traite des femmes et enfants.

A en croire la coordinatrice de l’APLTP, en devenant Etat partie à cette convention, celle-ci entraine des obligations à la République Démocratique du Congo.
Parmi ces obligations, Cécile Rebecca Meta Kasanda cite, la création de l’agence comme structure de coordination de la lutte contre la traite des personnes, l’obligation d’avoir une stratégie nationale, de disposer d’un plan stratégique, d’un plan de communication, et une stratégie de communication.


Mais également de rendre rapport périodique et annuel à transmettre aux autorités de surveillance de ces instruments internationaux ainsi que la sensibilisation de la population, la formation des acteurs des premiers lignes, des enquêteurs et des juges, chose qui est en train d’être faite en République Démocratique.

L’APLTP, des chiffres qui parlent

S’appuyant sur l’une de ses missions à savoir, garantir la prise en charge des victimes, l’agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes atteint de plus en plus la population congolaise à travers ces multiples sensibilisations dans le pays.

A ce jour rapporte sa coordinatrice, l’APLTP a enregistré 412 cas dont nombreux via son numéro vert 129 où elle reçoit plus ou moins 90 appels par jour sur l’ensemble du pays et pris en charge, 43 victimes.

Cécile Rebecca Meta Kasanda précise l’étroite collaboration avec plusieurs services concernés par la question de la lutte contre la traite des personnes notamment la police et la justice.

Il convient de noter que l’agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes qui mène d’intenses activités à Kisangani depuis le 25 juillet en marge de la journée mondiale des victimes de la traite des personnes, a eu à former 75 sensibilisateurs, des officiers de l’armée et de la police, les acteurs des premières lignes dont les magistrats assis et debout, les assistants sociaux et les membres du barreau de la Tshopo.

Jean Claude Fundi

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