La politique des originaires au gouvernorat de la Tshopo ; la réflexion de Me Jean-François David Alauwa

La course à la tête de la province de la Tshopo après la chute du gouverneur Louis-Marie Walle Lufungula suscite des vifs débats dans le chef de la population. Nombreux sont ceux qui soutiennent la thèse de voir un gouverneur originaire à la tête de la province. Un avis qui ne pas du tout partager par une autre couche de la population. Face à cette situation, Maître Jean-François David Alauwa, jeune leader et avocat au barreau de la Tshopo, réfléchi à haute voix. Nous présentons ici, l’intégralité de sa réflexion.

Mon opinion sur la Tshopolité

Ça et là, je suis entrain de suivre un débat sur les prochaines élections du Gouverneur et du Vice-Gouverneur de la Tshopo dans un angle particulier, celui des origines.

N’est-il pas important que l’on apprenne à respecter les lois de la République ?
Les critères pour être élu Gouverneur dans une Province de la RDC sont bien définis dans la loi. Faudrait-il que nous puissions empêcher ceux qui estiment avoir un projet pour refonder la Tshopo de postuler parce qu’ils ne sont pas originaires de la Province, de père et/ou de mère ?

A Kisangani où nous vivons, certains de nos parents considéraient que l’AMOUR ne dépendait pas des origines. Ils se sont rencontrés dans des VILLES avec des personnes n’ayant pas les mêmes origines qu’eux et ont formé des familles dont nombreux de ceux qui aiment et servent la Tshopo en font partie.

Pour ma part, je considère uniquement les critères légaux comme étant les seuls à respecter, surtout que l’origine d’un candidat n’est pas un critère de compétence ou d’expérience.

Pour ce qui est des origines, j’estime que toute personne ambitieuse n’a qu’à être sincère à l’égard des Tshopolais et Tshopolaises.
Si on est de l’Ituri, il faudra le dire, si on est de l’Equateur, il faudra le faire savoir. Si on est de la Tshopo, il ne faudrait pas s’en venter.

Cette province a tant souffert, tout le monde a sa place, soyons donc sincères et sérieux pour éviter d’alimenter les contestations qui divisent inutilement pendant que pour le redressement de la Tshopo, nous avons besoin des compétences de tous les congolais et même des étrangers.

Maître Jean-François D. ALAUWA B.

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