
Face à la résurgence d’Ebola en République démocratique du Congo, Kas Kasongo Kalalo, dit 3K, autorité morale du Mouvement Congo en Avant (MCA), appelle les pouvoirs publics à renforcer la réponse sanitaire et à replacer la protection des populations au cœur de l’action.
Son message tient en quelques mots, répétés comme un avertissement : « Ebola tue. Ebola tue. Ebola tue. Protégeons-nous, protégeons nos familles. »
Pour le responsable politique, la lutte contre la maladie ne peut pas reposer uniquement sur les gestes de prévention. La qualité de la prise en charge des personnes malades, la disponibilité des soins et la capacité du système sanitaire à répondre rapidement restent déterminantes.
« L’État doit faire encore plus d’efforts pour améliorer la prise en charge », insiste Kas Kasongo Kalalo.
Derrière les statistiques, il veut rappeler la réalité humaine des épidémies. « Plus de 3 000 décès, ce n’est pas seulement un nombre, c’est le nom d’un parent qui disparaît, laissant des familles dans la douleur », souligne-t-il.
Cette déclaration intervient alors que la RDC continue de renforcer ses mécanismes de surveillance et de riposte face aux épisodes d’Ebola. Elle met surtout en lumière une exigence : prévenir la transmission ne suffit pas si les personnes infectées ne bénéficient pas d’une prise en charge suffisamment rapide et efficace.
Pour le MCA, la mobilisation doit donc être collective, mais l’État conserve une responsabilité centrale : renforcer les structures de santé, soutenir le personnel médical et garantir aux communautés une réponse capable de sauver des vies.
« Protégeons-nous, protégeons nos familles », martèle Kas Kasongo. Un appel qui prend une dimension particulière dans les zones où la peur de la maladie peut rapidement se transformer en méfiance envers les structures sanitaires.
La bataille contre Ebola se joue ainsi sur deux fronts : empêcher de nouvelles contaminations et donner aux malades une véritable chance de survivre.