Les audiences publiques initiées par le gouverneur de la Tshopo peuvent être utiles pour écouter la population. Mais après près de trois années de gestion, les principales difficultés de la province ne sont plus à identifier : elles sont connues et figuraient déjà parmi les priorités du programme d’actions du gouvernement provincial.

Pour le doctorant Abed-Négo Zacharie Kingombe, militant de la Lucha-Kisangani, l’heure est désormais au bilan. Il estime que le gouverneur doit expliquer les résultats obtenus, particulièrement dans un contexte marqué par des interrogations sur la gestion de certains fonds publics destinés à des projets majeurs. La transparence sur les ressources mobilisées et leur utilisation devient, selon lui, indispensable.

Les attentes de la population restent concrètes : routes praticables, électricité, notamment à travers le projet du barrage de Banalia, relance de Tshopo Airlines, amélioration de l’approvisionnement alimentaire, sécurité, emploi des jeunes et amélioration des conditions salariales.

« Ce n’est plus le moment d’identifier les problèmes, mais de les résoudre », insiste Abed-Négo Zacharie Kingombe. Il appelle le gouvernement provincial à présenter un bilan détaillé : projets réalisés, travaux en cours, fonds mobilisés, niveau d’exécution et raisons des retards.

La population ne demande plus un nouveau catalogue de problèmes ni davantage de promesses. Elle veut des résultats vérifiables et des comptes sur les engagements pris.

 

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