L’Université de Kisangani (UNIKIS) a vibré, ce samedi, au rythme d’une cérémonie empreinte de solennité et de reconnaissance. Dix professeurs émérites ont été officiellement honorés, à l’occasion de la clôture de l’année académique 2024-2025 et de la collation des grades académiques.

Prenant la parole devant une assistance composée d’autorités académiques, d’étudiants et de familles, le recteur de l’UNIKIS, Professeur Mathieu Kirongozi Bometa, a précisé que le titre de professeur émérite est décerné aux enseignants ayant atteint l’âge de la retraite et ayant exercé pendant au moins 20 ans dans l’enseignement supérieur.
Un statut à la fois honorifique et actif, qui permet encore l’encadrement scientifique et la participation aux instances académiques.

« Le professeur émérite est une étoile qui continue de briller dans l’univers du savoir. Il reste un phare pour les générations futures », a déclaré le recteur, expliquant la symbolique de l’étoile ornant la toge des promus : lumière, vérité, harmonie et espérance.

Au nom de ses pairs, le professeur Kumbatulu a salué la rigueur de l’université dans l’application de la loi de 2018 sur le statut du personnel de l’ESU, et a rappelé les droits attachés à ce grade : conservation du salaire, logement, transport, droit de siéger dans les conseils, et 45 heures d’enseignement par an.

« Ce n’est pas un titre de fin, mais un pont entre l’expérience accumulée et la relève à bâtir », a-t-il martelé.

Le comité de gestion a, de son côté, réaffirmé son engagement à valoriser le personnel académique en respectant les normes légales.
Les professeurs émérites ont reçu leurs toges officielles, accompagnées d’un ajustement des frais de transport conformément aux dispositions en vigueur.

Selon les estimations évoquées, la RDC comptait récemment 300 professeurs émérites, dont seulement environ 200 encore en vie aujourd’hui.
Ce chiffre interpelle sur la nécessité de célébrer les vivants, gardiens du savoir, avant que la mémoire ne devienne simple trace.

Cette reconnaissance marque ainsi un tournant dans la valorisation des bâtisseurs silencieux de l’intelligence nationale.
A l’Université de Kisangani, la mémoire des maîtres continue de s’écrire en lettres d’or.

Elie Atilaoto

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