Le climat s’alourdit au sein de l’Université de Kisangani après que le Professeur Justin Kyale Koy a réclamé l’organisation des élections au sein de l’Association des Professeurs de l’UNIKIS (APUKIS).

Depuis cette démarche, il fait l’objet de menaces persistantes et d’actes d’intimidation inquiétants. D’après les statuts de l’APUKIS, les membres du comité sont élus pour un mandat de deux ans renouvelable une seule fois. Le comité actuel est largement au-delà du délai légal, ce qui a poussé le professeur Kyale, connu pour son engagement en faveur du respect des textes, à exiger la tenue de nouvelles élections.

Cette initiative n’a manifestement pas plu à certains membres influents de l’association.
Le professeur a d’abord été exclu du groupe WhatsApp officiel de l’APUKIS, un geste interprété comme une tentative de le réduire au silence. Par la suite, des menaces verbales ont été proférées à son encontre, aussi bien lors des réunions formelles que dans des discussions informelles.

Plus inquiétant encore, son bureau situé sur la septième avenue du quartier Plateau Boyoma a été visité à trois reprises en une semaine par des hommes armés.
Les assaillants ont emporté des biens appartenant aux gardiens mais ont spécifiquement ciblé le bureau du professeur Kyale, épargnant curieusement ceux de ses collègues de service.

Ces incidents laissent présager une campagne ciblée d’intimidation visant à faire taire un intellectuel engagé dans la défense des principes démocratiques au sein du milieu académique.
Le professeur Kyale, désormais inquiet pour sa sécurité personnelle, appelle les autorités compétentes à intervenir rapidement.

Cette affaire met en lumière les tensions internes à l’Université de Kisangani et soulève des questions sur la gouvernance des structures associatives académiques.
Elle interpelle également sur la nécessité de garantir un environnement universitaire sain, où le débat et le respect des règles ne devraient jamais être sources de persécution.

 

Jean-Claude FUNDI

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