
Après plus de deux ans de travaux, seuls 18 kilomètres de la route Opala, au départ de Kisangani, ont été rechargés à la limonite, sur un financement de 3 677 000 dollars américains débloqués par le gouvernement de la République. Le constat a été dressé par le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, lors d’une descente sur le terrain.
Accompagné des députés provinciaux Bienvenu Bolongue, élu de Kisangani, Ghislain Mogenia, élu d’Ubundu, Chris Assinga et Héritier Likaka, élus d’Isangi, ainsi que des ministres provinciaux de l’Intérieur et des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), le président de l’organe délibérant a constaté l’avancement limité des travaux sur cet axe routier.
D’après les observations faites sur place, le tronçon allant de Kisangani au point kilométrique 18 (PK 18) est le seul à avoir bénéficié d’un rechargement à la limonite. Au-delà, à partir du PK 19, quelques portions ont été défrichées, tandis que plusieurs autres restent difficilement praticables.
La mission a également relevé un manque de lisibilité dans la répartition des interventions. Sur certains tronçons, les travaux ont été réalisés par l’ODV une ONG locale, tandis que l’entreprise KAS Logistic est intervenue sur d’autres portions pour ouvrir la piste. Ce chevauchement soulève des questions sur la coordination des travaux et le suivi de leur exécution.
L’insatisfaction des habitants constitue un autre point soulevé lors de cette descente. Selon le constat rapporté par Mateus Kanga, les personnes interrogées ont exprimé une forte déception face aux travaux réalisés par KAS Logistic.
Au regard du montant annoncé et de la longueur de route effectivement rechargée, cette situation pose la question de l’utilisation des fonds publics, du respect des engagements contractuels et du contrôle de la qualité des travaux.
La poursuite des travaux, la clarification des responsabilités entre les différents intervenants et la publication d’un bilan détaillé des dépenses et des réalisations permettraient d’évaluer plus précisément les résultats obtenus sur la route Opala.