Répondant aux questions de Tende Ngoy Lumumba, président de l’Association des Chargeurs du Congo (ACHACO), et de Shodu Shungu, vice-président a.i. de l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO), sur la situation du port sec de Kisangani, le gouverneur Paulin Lendongolia s’est montré particulièrement direct.

Lors d’un échange avec la population, mercredi 2 septembre au gouvernorat, le gouverneur de la Tshopo a menacé de révoquer la direction générale du port sec de Kisangani, dénonçant une gestion qu’il juge insatisfaisante.

Selon Paulin Lendongolia, depuis le début du stationnement des véhicules au niveau du port sec, la province de la Tshopo n’aurait enregistré que 153 dollars américains de recettes dans ses comptes.

Mécontent de cette situation, le gouverneur a évoqué la possibilité de remplacer l’actuelle direction par des personnes présentant, selon lui, « une bonne moralité ».

Au cours de cet échange, Paulin Lendongolia est également revenu sur les enjeux stratégiques et financiers qui avaient motivé la création du port sec de Kisangani.

Il a expliqué que cette infrastructure devait d’abord contribuer à renforcer la sécurité, en mettant fin au déchargement des conteneurs dans des propriétés privées. Elle doit également permettre aux autorités provinciales de mieux contrôler la nature des marchandises entrant sur le territoire provincial et de réduire les risques liés aux infiltrations.

Le port sec devait aussi contribuer à désengorger le centre-ville, où les gros véhicules stationnaient de manière anarchique, avec des conséquences sur l’état des chaussées. Pour le gouverneur, cette infrastructure devait enfin permettre à la province de maximiser ses recettes.

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