Le Forum des Femmes pour l’appropriation de la Résolution 1325 (FOFAP1325) a célébré avec solennité les 25 ans de l’adoption de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui reconnaît aux femmes un rôle essentiel dans les processus de paix, de sécurité et de gouvernance.

Placée sous le thème « Dialogue intergénérationnel », la commémoration s’est tenue à l’espace Américain de Kisangani en présence de plusieurs autorités politico-administratives de la province de la Tshopo, des représentants de la société civile, des Nations unies ainsi que des femmes issues de différentes structures locales.

Dans son discours, Brigitte Batchangondua Mena, coordinatrice nationale a.i. de FOFAP1325, a dressé un bilan amer : malgré les 25 ans d’existence de cette résolution, les femmes restent majoritairement exclues des sphères de décision, et continuent à subir violences et discriminations, en particulier dans les zones en conflit comme le Nord et le Sud-Kivu.

Elle a interpellé les instances internationales sur la nécessité d’agir fermement contre les violences basées sur le genre en temps de guerre.

De son côté, Francine Booto, porte-parole du FOFAP1325, a rappelé la genèse de cette initiative portée par les femmes de la Tshopo, en s’appuyant aussi sur la résolution 2242 des Nations unies, qui souligne l’importance de combler les lacunes de financement des organisations féminines.

Elle a exhorté le gouvernement congolais à s’impliquer davantage par un appui financier et une vulgarisation effective de ces résolutions au niveau local.

Cet événement symbolique a renforcé les voix féminines en faveur de la paix, du leadership féminin et de la solidarité entre générations.

Il souligne l’urgence d’une appropriation réelle de la résolution 1325 pour que les droits des femmes cessent d’être des textes, et deviennent enfin des réalités vécues.

 

Reddy MBOLI

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