Le Centre de Recherche Forestière International (CIFOR) a organisé lundi 16 décembre 2024, un cadre de concertation, à Kisangani au sein de la faculté des sciences.

Au menu de cette réunion de gouvernance avec les autorités étatiques, la présentation des résultats du projet FORETS dans la filière agroforesterie dans le paysage de Yangambi.

Le CIFOR dans le cadre du projet FORETS, entreprend plusieurs activités dans le paysage de Yangambi, notamment dans la filière agroforesterie.

Au courant de la saison culturale A et B de l’année 2024, le projet FORETS (formation, recherche, environnement dans la Tshopo) dans le volet agroforesterie a distribué plusieurs semences vivrières et pérennes mais aussi en encadrant les agriculteurs dans le champ école paysan avec la culture maraîchère.

Mbula Mustapha expert Junior au CIFOR-ICRAF souligne que le projet a appuyé les paysans du paysage de Yangambi non seulement en semences mais dans l’accompagnement jusqu’à la production et récolte.

Sur base de la demande formulée par les bénéficiaires, les semences améliorées suivantes ont été distribuées dans l’ensemble évaluée à plus de 200 tonnes pour toutes les spéculations dans des espaces de plus de 600 hectares comprenant les deux saisons culturales :

– cultures vivrières : arachides, riz, niebe, soja, maïs et manioc
– cultures pérennes : caféier, cacaoyer, safoutier et agrume
– cultures maraîchères : choux, poivron, concombre et pastèque
En termes de résultats, les agri-multiplicateurs et bénéficiaires (739 saison A et 1009 Saison B ménages et associations) ont vu leur production s’améliorer. C’est le cas du riz dont la production par hectare est passée de 600 tonnes à 1 200 tonnes, et le manioc de 7 à 16 tonnes.

Concernant le champ école paysan, Clément Uzele, membre de l’équipe agroforesterie du projet FORETS note son satisfecit où plus de 1450 bénéficiaires ont amélioré leur production.

Il se réjouit de l’introduction de la culture maraîchère dans le paysage de Yangambi. A l’en croire, aujourd’hui les paysans de Yangambi sont à mesure de produire les choux, poivrons, concombres et pastèques.
Clément Uzele souligne que le projet a établi le lien entre les producteurs et les potentiels acheteurs à Kisangani pour l’écoulement de leurs produits dont l’argent de la vente les aident à pouvoir s’améliorer sur plusieurs plans.

A noter que le CIFOR-ICRAF est financé par l’union européenne depuis plusieurs années se mettant au service des populations et des forêts.

Jean-Claude Fundi 

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