
Le député national élu du territoire d’Isangi, Trésor Limengo, a lancé un avertissement ferme contre la prolifération des taxes illégales et des barrières de tracasseries qui continuent de peser sur les populations et les opérateurs économiques de cette partie de la province de la Tshopo.
Dans une déclaration au ton particulièrement ferme, l’élu d’Isangi s’alignant derrière la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui met en avant le bien-être de la population, affirme que les barrières érigées en dehors du cadre légal ainsi que les prélèvements non reconnus par l’État congolais ne seront plus tolérés sur l’ensemble du territoire. Selon lui, les habitants d’Isangi ne doivent s’acquitter que des taxes légalement établies par les autorités compétentes.
« Toutes les barrières de tracasseries et les taxes illégales ne seront pas les bienvenues dans l’ensemble du territoire d’Isangi. Notre peuple paiera uniquement les taxes légales reconnues par l’État congolais », a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient dans un contexte où de nombreux usagers dénoncent régulièrement la multiplication des postes de contrôle et des prélèvements jugés abusifs sur plusieurs axes routiers et fluviaux de la province. Ces pratiques sont souvent accusées d’alourdir le coût des activités commerciales, de freiner la circulation des personnes et des marchandises et de réduire les revenus des ménages.
Trésor Limengo a également adressé un message direct aux services et agents impliqués dans ces pratiques, les invitant à mettre fin aux perceptions non conformes à la réglementation en vigueur.
« Ne venez plus avec vos paperasses dans le territoire d’Isangi car nous n’accepterons plus cette manigance », a-t-il martelé.
Pour le député national, le mois d’août doit marquer un tournant dans la lutte contre les tracasseries administratives et fiscales dans son fief électoral. Son intervention traduit une volonté de défendre le pouvoir d’achat des populations locales et de favoriser un environnement plus propice aux activités économiques.
Reste à savoir quelles mesures concrètes seront mises en œuvre par les autorités administratives et les services concernés afin de traduire cette volonté politique en actions sur le terrain et mettre définitivement fin à un phénomène régulièrement décrié par les habitants d’Isangi.