Le 17 décembre 2024, c’est le vice-premier ministre et ministre de l’intérieur et sécurité, Jacquemin Shabani, qui a lancé les cliniques mobiles à Kisangani, destinées aux trois sites des déplacés du conflit Mbole-lengola. Ces sites incluent Kongakonga (commune Kisangani), Saint Gabriel (commune Makiso) et Saint Gabriel (commune de Lubunga).

Jacquemin Shabani a souligné que cette initiative témoigne de la volonté du gouvernement de soulager les difficultés rencontrées par ces populations en attendant leur retour dans leurs milieux respectifs.
Il a encouragé les déplacés à protéger et à utiliser efficacement ces cliniques.
Le vice-premier ministre a également mentionné la mission qui lui a été confiée par le Président de la République, consistant à faciliter le retour des déplacés dans leurs communautés d’origine.

Paulin Lendongolia, gouverneur de la province de la Tshopo, a pour sa part exprimé l’importance des cliniques mobiles. Selon lui, elles représentent un acte concret et exemplaire de solidarité envers les déplacés du conflit intercommunautaire Mbole-lengola, qui ont été contraints d’abandonner leurs foyers.
Il a déclaré que ces cliniques sont le symbole de l’engagement de la République à fournir des soins et un accès à des services de santé essentiels.

Vicky Onoya du FONAREV a précisé que l’approche des cliniques mobiles répond aux besoins sanitaires urgents des victimes vivant dans les camps. Les services offerts vont de la prise en charge médicale et psychosociale à l’amélioration de l’accès à l’eau potable et aux mesures d’assainissement.

Et de poursuivre que les cliniques mobiles permettront aux structures médicales partenaires d’intervenir directement auprès des victimes avec des méthodes adaptées.

Onoya a également annoncé que les cas nécessitant une prise en charge plus complexe seront transférés vers des partenaires disposant d’infrastructures médicales adéquates, le tout pris en charge par le FONAREV.

Les activités au sein des cliniques mobiles sont prévues pour trois semaines et comprendront les consultations générales, prescriptions médicales, prise en charge des complications liées aux violations subies, ainsi que consultations psychologiques via l’hôpital du cinquantenaire de Kisangani et l’hôpital général de référence de Lubunga.

Le programme Mesures Provisoires Urgentes du FONAREV marque une étape significative dans le soutien aux populations vulnérables affectées par le conflit et démontre l’importance d’une réponse collaborative pour répondre aux défis humanitaires.

Jean-Claude Fundi

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