
Alors que la République démocratique du Congo fait face à une crise multidimensionnelle marquée par l’insécurité persistante à l’Est, la pauvreté croissante, la dégradation des infrastructures et les défis sanitaires, le Professeur Alphonse Maindo estime que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution est une priorité mal placée.
Dans une réflexion incisive intitulée « Malheur moral, vouloir changer l’outil quand il faut changer l’artisan », l’universitaire de Kisangani dénonce une démarche qu’il juge « inopportune, illégitime et déconnectée des réalités du pays ».
Pour lui, la RDC n’a pas besoin de nouvelles règles, mais plutôt de dirigeants capables de respecter et d’appliquer celles qui existent déjà.
Comparant le pays à une maison en flammes, il considère qu’il est absurde de vouloir modifier les règles de gestion alors que l’urgence est d’éteindre l’incendie.
Selon lui, changer la Constitution sans changer les comportements reviendrait à remplacer les outils d’un artisan médiocre sans améliorer la qualité de son travail.
« Le premier chantier, c’est changer l’homme, pas le texte », martèle-t-il, avant d’appeler à une gouvernance fondée sur la compétence, la responsabilité et le respect des institutions.
A travers cette prise de position, le Professeur Maindo invite les Congolais à concentrer leurs efforts sur les véritables défis nationaux plutôt que sur des réformes constitutionnelles qu’il considère comme secondaires face à l’ampleur des crises actuelles.
Rèdaction