Arrivé ce lundi 15 juin 2026 à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, le Directeur général intérimaire du Bureau central de coordination (BCeCo), le professeur, docteur et ingénieur Sylvain Alongo Longomba, a placé sa première mission d’inspection en province sous le sceau du bilan et de l’action.

À peine cent jours après sa prise de fonctions, le nouveau patron du BCeCo a choisi de présenter une feuille de route articulée autour de trois verbes : comprendre, organiser et transformer. Trois axes qu’il considère comme le socle de la relance d’une institution stratégique chargée de la gestion et de la coordination de nombreux projets publics et privés en République démocratique du Congo.

Effectuée sur instruction du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, cette visite à Kisangani intervient dans un contexte particulier. Le BCeCo est engagé dans un processus de restructuration destiné à améliorer sa gouvernance et à accélérer l’exécution des projets financés notamment dans le cadre du Programme présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales, mis en œuvre conformément à la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

À son arrivée à l’aéroport international de Bangoka, Sylvain Alongo Longomba, accompagné d’une importante délégation, a été accueilli par le chargé du suivi et de l’évaluation des projets du BCeCo dans l’espace Grande Orientale, Édouard Mboko, le chef d’antenne du BCeCo/Tshopo, Trésor Botamba Ahuka, ainsi que plusieurs collaborateurs et partenaires de l’institution.

Comprendre : partir d’un diagnostic sans complaisance

Le premier axe du mandat du DG intérimaire a consisté à dresser un état des lieux approfondi de l’institution.

Selon lui, cette phase d’écoute et d’analyse a permis d’identifier les principaux goulots d’étranglement qui freinaient la performance du BCeCo et alimentaient divers dysfonctionnements administratifs et opérationnels.

« Aujourd’hui, nous disposons d’un portefeuille de projets structuré et actualisé », a-t-il affirmé devant la presse.

Pour le dirigeant, aucune réforme durable ne peut être engagée sans une compréhension précise des défis internes, des retards accumulés et des contraintes qui pèsent sur l’exécution des projets.

Organiser : restaurer la performance et la crédibilité

Le deuxième pilier de son action repose sur la réorganisation de l’institution.

Au cours de ces cent premiers jours, plusieurs réformes internes ont été engagées afin de renforcer l’efficacité des mécanismes de gestion, améliorer les procédures de travail et consolider la transparence dans le suivi des projets.

L’objectif affiché est clair : redonner au BCeCo la crédibilité nécessaire pour répondre aux attentes du gouvernement, des partenaires et, surtout, des populations bénéficiaires des investissements publics.

Cette phase d’organisation vise également à instaurer une culture de résultats au sein d’une structure appelée à jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Le troisième axe présenté par Sylvain Alongo Longomba est sans doute le plus ambitieux.

Le DG intérimaire annonce une transformation en profondeur du BCeCo à travers une vaste restructuration institutionnelle, alignée sur les orientations du gouvernement et la vision du Chef de l’État.

Cette dynamique de changement entend faire évoluer le Bureau central de coordination vers un modèle davantage axé sur l’efficacité, l’innovation et l’impact concret des projets sur le quotidien des Congolais.

« Transformer » signifie, selon lui, dépasser la simple gestion administrative pour bâtir une institution capable d’anticiper les défis, d’accélérer l’exécution des programmes et de garantir une meilleure utilisation des ressources publiques.

Au-delà du symbole, la mission de Kisangani répond à des objectifs précis : évaluer l’état d’avancement des projets en cours, identifier les difficultés opérationnelles rencontrées sur le terrain et proposer des solutions susceptibles d’en accélérer la mise en œuvre.

« Nous sommes venus constater certaines réalités sur le terrain, corriger les faiblesses observées et booster les activités en cours. De nouvelles initiatives en faveur de la Tshopo seront également annoncées dans les prochaines heures », a déclaré le patron du BCeCo.

Face aux attentes des populations, particulièrement en matière d’infrastructures et de services sociaux de base, cette visite apparaît comme un test grandeur nature de la méthode Alongo.

Cent jours constituent rarement un délai suffisant pour mesurer pleinement l’impact d’une gouvernance. Ils offrent néanmoins des indications sur une méthode, des priorités et une vision.

En choisissant de résumer son action autour des notions de compréhension, d’organisation et de transformation, Sylvain Alongo Longomba tente d’imprimer sa marque à la tête du BCeCo, à un moment où les exigences de redevabilité et d’efficacité dans la gestion des projets publics sont de plus en plus fortes.

S’adressant à la population boyomaise, il a voulu se montrer rassurant :

« Beaucoup de bonnes nouvelles arrivent pour la Tshopo. Nous sommes ici pour ajuster, corriger et renforcer les mécanismes existants afin d’obtenir des résultats concrets au bénéfice de la population. »

Cette première descente à Kisangani marque ainsi l’ouverture d’une nouvelle séquence pour le BCeCo : celle où le discours de réforme devra désormais se traduire, sur le terrain, par des réalisations visibles et mesurables.

 

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