
À peine la session ordinaire de mars refermée, le député national Fontaine Mangala a choisi de troquer les bancs de l’Assemblée nationale contre les ruelles de Kisangani. Pas de grands meetings ni de longues cérémonies. Son agenda est rythmé par des visites de proximité, des discussions à ciel ouvert et des rencontres improvisées avec ceux qui l’ont envoyé au Parlement.
Les échanges officiels avec les jeunes et les différentes couches sociales ont démarré cette semaine, mais l’élu a déjà multiplié les descentes sur le terrain. Son objectif est double : présenter le bilan de la session parlementaire de mars et recueillir les préoccupations de la population afin de les porter de nouveau devant les institutions nationales.
Au fil de son parcours, Fontaine Mangala s’est arrêté dans une menuiserie où il a partagé un repas de malewa avec les artisans avant d’écouter leurs difficultés. Chez les soudeurs, le constat est revenu avec insistance : malgré une amélioration de la desserte électrique, les coupures de courant continuent de freiner leurs activités. Plus loin, les motards ont dénoncé les tracasseries policières et le manque de parkings, tandis que plusieurs habitants ont remis sur la table l’état des routes, la route d’Opala, la mécanisation des agents de l’État, l’absence de dalots dans certains quartiers et les conséquences de la guerre dans l’Est du pays.
Le député a également partagé le quotidien des jeunes. Sur un terrain de fortune, il a assisté à un match de football organisé sans arbitre ni encadrement d’adultes. Impressionné par leur discipline et leur créativité, notamment les vareuses qu’ils avaient fabriquées eux-mêmes, il leur a promis un équipement sportif. Entre deux échanges, il s’est même prêté à une partie de jeu de six avec des habitants, dans une ambiance conviviale.
Les rencontres se sont poursuivies jusque tard dans la nuit. À 22 h 34, il était encore à la troisième avenue Dépotoir, dans la commune de Tshopo, pour discuter avec les jeunes de la base « Russie », près du stade Lumumba. Il a également rendu visite à l’imam Ousman, reçu l’abbé Stéphane Muhindo, curé de la paroisse Saint-Camille de Kabondo, et échangé avec des anciens du quartier, qui ont conclu la rencontre par une prière en sa faveur.
Le volet social n’a pas été oublié. Fontaine Mangala est allé à la rencontre de Maman Bahati, vendeuse de bananes depuis près de vingt ans, récemment victime d’un traitement humiliant attribué à un agent de l’UNIKIS. Il a salué son courage et son choix de privilégier le pardon malgré l’épreuve traversée.
Ces vacances parlementaires ont également été marquées par un moment de recueillement. L’élu de Kisangani a pris part à l’hommage rendu au professeur Bernard Lupunde, figure du monde universitaire, dont il a salué l’engagement dans la formation de la jeunesse.
Au détour de ses déplacements, Fontaine Mangala a croisé le commissaire divisionnaire Elvis Palanga. Les témoignages recueillis auprès des habitants sur les efforts des services de sécurité pour améliorer la situation sécuritaire dans la ville l’ont conduit à adresser ses félicitations aux forces de sécurité.
En parcourant les quartiers, en écoutant les habitants dans les ateliers, les marchés, les terrains de football ou au bord des routes, le député veut envoyer un message : les vacances parlementaires ne sont pas une période de repos politique, mais un temps de reddition des comptes, d’écoute et de préparation des prochains combats à mener au Parlement au nom de la population de Kisangani.