
Face à la recrudescence des violences à l’Est de la République Démocratique du Congo, les États-Unis ont officiellement demandé, ce jeudi, la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies.
L’objectif est d’examiner les atrocités commises contre les civils, en particulier celles attribuées aux rebelles du M23. Washington affirme sa détermination à voir les auteurs de ces crimes répondre de leurs actes.
Dans leur communiqué, les autorités américaines insistent sur la nécessité d’une reddition de comptes pour tous ceux qui sapent la paix, la stabilité ou la sécurité de la RDC et de la région des Grands Lacs.
Cette initiative intervient alors que la situation humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri continue de se dégrader.
Des milliers de personnes sont déplacées, les structures de santé débordées, et les témoignages sur des exécutions sommaires, viols et enrôlements forcés d’enfants se multiplient.
L’appel américain pourrait marquer un tournant diplomatique, en poussant la communauté internationale à adopter une posture plus ferme, notamment en matière de sanctions ciblées ou de renforcement du mandat de la MONUSCO.
Reste à savoir si cette réunion d’urgence aboutira à des mesures concrètes en faveur des populations congolaises.
Jean-Claude FUNDI