La tension est montée d’un cran dans la localité d’Asese, située dans le groupement Bovombisa, autour du site minier de Makasi, dans la province du Haut-Uélé.

La population locale dénonce l’irruption de ressortissants chinois ( Société KGOR ) qui affirment détenir un permis de recherche minière, alors que le site est déjà exploité par des opérateurs disposant, selon les informations recueillies sur place, des documents légaux d’exploitation.

D’après plusieurs témoignages, ces ressortissants chinois, dont l’identité n’a pas été officiellement établie, auraient investi le site sans tenir compte des dispositions du Code minier ni de la réglementation en vigueur.

Cette situation suscite une vive inquiétude parmi les exploitants artisanaux et les habitants, qui redoutent une aggravation des tensions autour de cette zone riche en ressources minières.

Les mêmes sources indiquent que ces individus sont arrivés sur le site accompagnés d’une escorte de plus de trente militaires. Ces derniers ont interpellés Monsieur TONOBUNU PIERRE connu sous le nom de TCHUTCHU, puus le relacher le lendemain.
Une présence jugée intimidante par la population locale, qui estime qu’elle contrevient à l’esprit de la législation minière ainsi qu’aux orientations du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, appelant au respect de l’État de droit et à une gouvernance transparente du secteur minier.

Face à cette situation, les exploitants du site de Makasi affirment être en règle avec les autorités compétentes et réclament l’intervention rapide des services habilités afin de clarifier le statut juridique des personnes ayant fait irruption sur le site.

Ils demandent également que toute activité minière soit menée dans le strict respect des lois de la République et des droits des opérateurs légalement établis.

De son côté, la population d’Asese appelle les autorités nationales et provinciales à diligenter une enquête afin d’établir les responsabilités, prévenir tout affrontement et garantir la paix sociale dans cette partie du Haut-Uélé.

Elle insiste sur la nécessité de faire respecter la réglementation minière et de protéger les intérêts des communautés locales ainsi que ceux des exploitants légalement autorisés.

Rédaction

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