
Du 30 septembre au 4 octobre, Kisangani accueille la première édition de l’Open International de Tennis Boyoma. Cette compétition réunit des joueurs venus de plusieurs provinces de la RDC et marque le retour d’un grand rendez-vous tennistique dans la capitale de la Tshopo, près de 60 ans après une compétition de cette envergure organisée dans la ville.
Kisangani s’apprête à vivre cinq jours au rythme du tennis. Du 30 septembre au 4 octobre 2026, la capitale de la Tshopo accueille la première édition de l’Open International de Tennis Boyoma, une compétition qui rassemble des athlètes venus de plusieurs coins du pays et entend redonner à cette discipline la place qu’elle mérite dans le paysage sportif local.
Le court de tennis de l’Espace Hawaï, situé dans la commune de Makiso, servira de cadre à cette rencontre sportive. Des joueurs de la Tshopo, de Kinshasa, de Beni, de Butembo, de Bunia et du Tanganyika sont attendus pour prendre part aux différentes épreuves. Pendant cinq jours, les échanges sur le court permettront de mesurer le niveau des participants, tout en offrant aux jeunes talents boyomais l’occasion de se confronter à des adversaires venus d’autres horizons.
Derrière cette initiative se dessine une ambition plus large : relancer durablement le tennis à Kisangani et faire de la ville un pôle de développement de cette discipline en République démocratique du Congo.
Lors d’un point de presse organisé le mardi 29 septembre, Georgette Sitala Mayembe, récemment élue à la tête de la Ligue de tennis de la Tshopo, a exprimé sa satisfaction de voir ce projet se concrétiser. Elle a salué l’accompagnement de la Fédération congolaise de tennis, des autorités provinciales et des partenaires qui ont contribué à l’organisation de cette première édition.
« À travers ce tournoi, nous ambitionnons de promouvoir le tennis dans toute la Tshopo, d’encourager nos jeunes talents émergents et de faire de Kisangani une véritable terre de tennis », a-t-elle déclaré.
Pour la nouvelle présidente de la Ligue, cet Open représente une occasion de redonner de la visibilité à une discipline qui a longtemps manqué de compétitions d’envergure dans la province.
Présent à Kisangani pour accompagner l’événement, Didier Basumukangi, secrétaire général adjoint de la Fédération de tennis de la RDC, a insisté sur la portée de cette compétition. Pour lui, l’enjeu dépasse les résultats sportifs. Il s’agit aussi de permettre aux joueurs locaux de retrouver le goût de la compétition et de se familiariser avec les exigences du tennis de haut niveau.
« L’objectif majeur de cet Open international est de consolider le tennis à Kisangani, de lui redonner ses lettres de noblesse dans la ville, mais aussi d’accoutumer les athlètes boyomais aux exigences des compétitions de haut niveau », a-t-il expliqué.
Évoquant les difficultés rencontrées par la discipline dans la province, le responsable fédéral a reconnu que le tennis de la Tshopo avait souffert d’un manque de leadership. Il estime que l’élection du nouveau comité de la Ligue a permis de donner une nouvelle impulsion à cette discipline.
« À peine élu, le comité dirigé par Madame Georgette Sitala Mayembe a réussi l’exploit de décrocher l’organisation de cet Open International. Il faut remonter à 1967 pour retrouver la trace d’une compétition de cette envergure à Kisangani ! C’est une grande première depuis près de six décennies », a-t-il souligné.
Didier Basumukangi entend inscrire cette initiative dans la durée. Il a annoncé sa volonté de voir l’Open Boyoma devenir un rendez-vous régulier du calendrier sportif national, avec de nouvelles éditions dans les années à venir.
Originaire de Kisangani, il a également évoqué son engagement à mettre son expérience au service du développement du tennis dans sa ville natale. Son ambition est de voir émerger une nouvelle génération de joueurs capables de représenter la RDC sur les circuits internationaux.
Il a notamment cité Christian Okito, présenté comme l’unique entraîneur congolais diplômé de niveau D dans le pays, qui exerce actuellement à l’île Maurice. Un parcours qu’il considère comme une source d’inspiration pour les jeunes sportifs de la Tshopo.
L’organisation de l’Open Boyoma ne se limite pas à la préparation des rencontres. Pour garantir le respect des règles et le bon déroulement des matchs, la Fédération a dépêché Kidicho Asumani Trésor, directeur technique du tournoi et consultant auprès de l’instance nationale.
Avant le lancement de la compétition, celui-ci a animé un séminaire de formation à l’intention des arbitres locaux et des ramasseurs de balles. Cette préparation vise à renforcer leurs capacités et à assurer une organisation conforme aux exigences des compétitions officielles.
Trois catégories sont concernées par cette première édition : les seniors messieurs, les juniors messieurs et les seniors dames.
Sur le plan sanitaire, les organisateurs ont également pris des dispositions particulières en raison de la résurgence de l’épidémie à virus Ebola dans la province de la Tshopo. En coordination avec leurs partenaires, ils ont prévu un dispositif de prévention sur le site de la compétition.
Des stations de lavage des mains et du gel hydroalcoolique seront notamment mis à la disposition des joueurs, des officiels et des spectateurs afin de limiter les risques de transmission.
Les premières rencontres sont programmées ce mercredi 30 septembre à l’Espace Hawaï. Le tirage au sort officiel et l’affichage des tableaux des matchs par catégorie sont prévus à 8 heures, avant le début des premières confrontations à 10 heures.
À quelques heures du coup d’envoi, les organisateurs invitent la population de Kisangani à se mobiliser autour de cet événement. L’entrée étant gratuite, les amoureux du sport, les familles et les jeunes sont attendus pour encourager les athlètes et découvrir les différentes facettes du tennis.
« J’invite tous les amoureux du sport, la jeunesse boyomaise et les curieux à venir nombreux soutenir nos athlètes. L’entrée est totalement libre et gratuite. Venez célébrer le renouveau du tennis à Kisangani ! », a lancé Didier Basumukangi.
Avec cette première édition, Kisangani renoue avec une tradition sportive longtemps restée en sommeil. Au-delà des résultats qui seront enregistrés sur le court, l’Open Boyoma 2026 porte une ambition : redonner au tennis boyomais une place dans les compétitions nationales et ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes générations.
Du 30 septembre au 4 octobre, les regards des amateurs de tennis congolais seront ainsi tournés vers Kisangani, où se joue bien plus qu’un tournoi : le retour d’une discipline qui entend retrouver son éclat dans la Tshopo.