Leadership de la Tshopo, une exigence sacrée :  » Tribune de Guy-Rami Lonia »

La province de la Tshopo, la vaste et la plus cosmopolite des provinces de la République Démocratique du Congo, a une vocation politique et économique qui va loin au-delà de ses frontières nationales.

Le site touristique des chutes Wagenia, le plus attractif de la région mérite d’être rénové afin de revêtir son image de marque dont les échos sont allés au delà de nos frontières et inscrit même dans le patrimoine mondial de l’Unesco.

Kisangani, capitale de la province, est le carrefour de jonction de tous les axes Nord-Sud et Est-Ouest des voies de communication fluviales, aériennes, routières et ferroviaires pour les échanges économiques et les brassages humains des peuples de l’ensemble des pays du continent.

Les exploitations agricoles d’huile de palme, de caoutchouc, de café des provinces de Haut et Bas-Uele ainsi que aurifère de l’Ituri et du Haut-Uele ont constitué jusqu’aux années 70, la manne économique déterminante pour la construction infrastructurelle du Congo-Belge et de l’ex-Zaïre.

Du point de vue historique, c’est de la province de la Tshopo, l’ancien district du même nom, berceau du nationalisme, qu’est parti le Héros national, Patrice Emery Lumumba, vers Kinshasa pour lancer le mouvement qui a amené le pays à l’indépendance 1960.
Et, c’est aussi de Kisangani qu’a été lancé le tournant déterminant du Héros national Laurent-Désiré Kabila pour atteindre Kinshasa en vue de la libération du pays le 17 mai 1997. De sorte qu’il y’a aujourd’hui une affirmation admise disant : »Qui a la ville de Kisangani tient le Congo en main ».

La grandeur de la prépondérance de la province de la Tshopo sur l’échiquier national ne pouvant faire l’objet d’une quelconque équivoque, les populations ainsi que leurs représentants élus que les élites de cette partie du pays sont appelés à saisir dans sa profondeur l’importance et les dimensions économico-politiques, internationale et et historique de leur entité.
Non juste pour s’enorgueillir, mais d’abord et surtout pour une prise de conscience à la fois individuelle et collective de la responsabilité du leadership qui échait à cette grande province.
Afin de faire une fois pour toute et bénéficier de la nation, une fois pour toute, et pour mériter de la nation le choix du sérieux et de l’excellence dans leur quotidien, du travail assidu et abondant, du respect des droits humains et des biens communautaires, du devoir de la solidarité communautaire et de la convivialité fraternelle ainsi que l’exigence de la paix, de l’hospitalité et des bonnes mœurs dans la société.

Ceci est une exigence sacrée vis-à-vis de toute la nation, vu la vocation de la province de la Tshopo au sein du pays, à l’égard des générations futures dont l’avenir dépend de actes posés aujourd’hui.

Un consensus global devra être trouvé au niveau de toutes les institutions et de toutes les instances de prise des décisions du pays en vue de dénoncer et de lutter acharnement contre les anti-valeurs, les inversions des vertus, soit le mal en général au sein de la société, sous toutes ses formes.

L’éloge du mal et l’apologie des vices sous quelque forme que ce soit doit être banni. En même temps, les bonnes conduites et les bons exemples dans la société doivent être reconnus, loués et récompensés.

Depuis 2009, les caniveaux étaient construits en prélude de la modernisation de la voirie urbaine et rien du concret n’est fait jusqu’à ce jour.

La ville de Kisangani a dès lors perdu sa place de la troisième ville du pays et, il faut l’unité dans l’agir pour que cette si change et que Kisangani récupère son prestige dans l’unité et la cohésion de ses filles et fils.

Prochain numéro à lire très bientôt

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Contact Us

error: Le contenu est protégé !!