Kisangani, autrefois la troisième ville de la République Démocratique du Congo, est désormais un triste reflet de son passé glorieux.
Alors que la ville s’étend, ce développement n’est pas accompagné d’améliorations significatives dans des domaines cruciaux tels que l’eau potable et l’électricité.

Une pénurie d’eau potable alarmante

La situation de l’approvisionnement en eau à Kisangani est désastreuse. Pour preuve, le mercredi 4 juin 2025, les habitants de Kisangani ont été confrontés à une réalité déshydratante : aucun goutte d’eau n’a coulé de leurs robinets.
La REGIDESO, responsable de la distribution d’eau, reste muette face à cette crise.

Les nouvelles cités telles que MOTUMBE et CITE PARADIS dans la commune Makiso, CITE PILOTE et CITE LUPIA dans la commune de Kabondo et CIMESTAN et KACHUYA à la commune Kisangani, se retrouvent dans l’incapacité d’accéder à une eau propre, poussant les habitants à se tourner vers des sources souvent mal entretenues.

Electricité : Un luxe inaccessible

Le manque d’électricité est tout aussi préoccupant dans la ville de Kisangani, pourtant la ville d’espoir.
De nombreux enfants, comme le petit Valentin de 7 ans vivant à la cité LUPIA, n’ont jamais vu une ampoule s’allumer à l’aide du courant électrique. Malgré les millions investis dans la Société Nationale d’Électricité (9 000 000 $ de FRIVAO) et les promesses de réhabilitation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo, la situation reste inchangée.

L’accès à l’électricité est devenu un privilège réservé à quelques privilégiés et aux établissements commerciaux (bistros en général) au détriment des citoyens ordinaires.

Insécurité croissante : un appel à l’aide

La crise ne s’arrête pas là. La population de Kisangani fait également face à une insécurité grandissante.
Les braquages, meurtres et autres violences sont devenus le quotidien des boyomais. Les avertissements du député national Laddy Yangotikala sont alarmants : « L’espérance de vie à Kisangani est d’un jour. »

Il est urgent d’agir pour restaurer la sécurité et garantir l’accès à l’eau et à l’électricité.
Ces éléments sont essentiels non seulement pour le bien-être des habitants mais aussi pour stimuler le développement économique de cette ville autrefois prospère.

Kisangani mérite un avenir meilleur, où la paix et les services essentiels ne soient plus des luxes mais des droits fondamentaux pour tous ses citoyens.

Jean-Claude FUNDI

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