Dans une déclaration adressée au conseil d’administration de FRIVAO à Kinshasa ce samedi 12 avril, les victimes des guerres de six jours de Kisangani, soutenues par diverses organisations, dénoncent l’inefficacité de l’ancienne coordination de FRIVAO.

Elles rappellent les luttes acharnées menées pour obtenir leur indemnisation et critiquent l’incapacité notoire des anciens dirigeants à répondre aux besoins urgents des plus de 14 000 victimes identifiées.

Les victimes soulignent que seulement 103 d’entre elles ont été indemnisées sous l’ancienne direction, alors que la nouvelle coordination a réussi à indemniser plus de 10 700 victimes en un temps record. Elles dénoncent également la manipulation des chiffres concernant le nombre réel de victimes, ainsi que des tentatives d’enrichissement personnel au détriment des fonds destinés à la réparation par les membres de la coordination suspendus.

Cependant, les victimes de la guerre des six jours ont à travers cette déclaration, démontré le retour à la paix à Kisangani, grâce aux efforts de la nouvelle coordination qui a redonné espoir aux victimes.

Chançard Bolukola plébiscité

Les signataires de la dite déclaration appellent à une reconnaissance et un soutien continus à la nouvelle équipe dirigeante du FRIVAO.

Ainsi, elles invitent le Président de la République Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO de confirmer CHANCARD BOLUKOLA OSONY comme coordonnateur définitif du FRIVAO par une ordonnance présidentielle au regard de ses compétences et son esprit managerial.

Aux membres du conseil d’administration du FRIVAO, les victimes les appellent à ignorer tout simplement la lettre écrite par le collectif des agents suspendus de l’ex coordination et de rejeter en bloc les allégations mensongères décrites par ces derniers.

Il sied de noter que dans leur missive daté du 8 février courant et adressée au conseil d’administration du FRIVAO, le collectif de l’ex coordination du FRIVAO qualifiant d’alarmant la gestion de cet établissement public, sollicite des mesures urgentes et immédiates pour restaurer la transparence et la légalité de la gestion des fonds destinés aux victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC.
Ce collectif sollicite également une mission d’audit de l’inspection générale des finances pour faire la lumière de ce qu’il qualifie de détournement afin de garantir un bon fonctionnement de cet établissement public.

Jean-Claude Fundi

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