Les jeunes de Kisangani ont été invités, samedi, à prendre toute leur place dans la construction d’une société plus paisible, plus intègre et tournée vers le développement. Cet appel a été lancé au cours d’une conférence-débat réunissant des jeunes patriotes et leaders autour des questions de leadership, de gouvernance et de cohésion sociale.

Représentant le gouverneur de la Tshopo, David Yofemo a insisté sur le rôle déterminant que la jeunesse doit jouer face aux défis actuels de la province et du pays. Il a exhorté les participants à rejeter les antivaleurs et à faire de l’excellence un principe de vie.

« Les jeunes patriotes et leaders sont appelés à développer une culture de l’excellence, à respecter les valeurs républicaines, à lutter contre la corruption et les antivaleurs, à promouvoir la paix et la cohésion sociale, à protéger l’environnement, à utiliser les nouvelles technologies pour innover et à participer à l’action publique », a-t-il déclaré, avant de reprendre cette citation de Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. »

Selon lui, la jeunesse représente la principale richesse de la Tshopo. Elle ne doit plus attendre le changement, mais en devenir l’un des principaux artisans. Il a également encouragé les associations de jeunes à privilégier des initiatives concrètes dont les effets peuvent être mesurés sur le terrain, plutôt que de se limiter aux déclarations d’intention.

Même ton du côté du coordonnateur national des Jeunes Patriotes et Leaders, Nedi Lisungi. Face à son auditoire, il a appelé les jeunes à se préparer dès aujourd’hui aux responsabilités de demain.

« Préparez-vous à devenir les leaders de demain. Formez-vous, cultivez l’excellence, développez l’esprit d’initiative et placez toujours l’intérêt supérieur de la nation au cœur de vos actions pour une République démocratique du Congo prospère », a-t-il lancé.

Pour Nedi Lisungi, le leadership ne se résume pas à l’exercice du pouvoir. Il repose sur la transparence, le sens des responsabilités et l’obligation de rendre compte aux citoyens. À ses yeux, une gouvernance fondée sur ces principes est indispensable pour renforcer la confiance entre les institutions et la population.

Présentée comme un cadre d’échanges et de réflexion, cette conférence-débat a permis aux participants de débattre des défis auxquels la jeunesse est confrontée et de son rôle dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du développement de la Tshopo. Au-delà des discours, les organisateurs souhaitent voir émerger une jeunesse capable de transformer ces engagements en actions concrètes sur le terrain.

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