La ville de Kisangani, capitale de la province de la Tshopo, traverse une crise d’approvisionnement en eau potable, en raison d’une coupure prolongée de l’électricité. Cette situation, provoquée par des travaux de maintenance de la Société Nationale d’Électricité, paralyse la ville.

Face à cette pénurie d’eau qui touche toute la ville, le gouvernement provincial de la Tshopo, dirigé par le gouverneur Paulin Lendongolia, a réagi en urgence pour apporter une solution.
Le gouverneur a décidé de financer l’alimentation en carburant du groupe électrogène de la REGIDESO, la société en charge de la distribution d’eau à Kisangani. Cette mesure permettra à la REGIDESO de relancer progressivement ses opérations et de distribuer à nouveau de l’eau aux habitants.
Déjà, l’eau coule dans certains quartiers de la ville, a-t-on appris.

Depuis l’annonce de la coupure d’électricité par la SNEL, les Boyomais ont dû faire face au manque de l’eau depuis dimanche 9 février 2025. Des files interminables se sont formées autour des puits et sources d’eau dans plusieurs quartiers de la ville. Femmes, enfants ont parcouru de longues distances pour s’approvisionner en eau.

La coupure d’électricité, annoncée le samedi 8 février, a été attribuée à des travaux de maintenance sur la centrale hydroélectrique de la Tshopo. Selon la SNEL, l’interruption de la fourniture d’électricité devrait durer cinq jours. Ce manque d’énergie a rendu impossible pour la REGIDESO de pomper l’eau et de la distribuer aux abonnés, exacerbant ainsi la situation déjà précaire de la ville en termes d’approvisionnement en eau.

L’intervention rapide du gouvernement provincial est venue soulager temporairement la population, en permettant à la REGIDESO de reprendre partiellement ses activités.

 

Jean-Claude Fundi

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