Depuis 2002, le monde célèbre la journée mondiale contre le travail des enfants, le 12 juin de chaque année.
Pour cette année, il est le moment pour tous ceux qui se sont engagés à mettre fin au travail des enfants de démontrer que le changement peut être obtenu lorsque la volonté et la détermination se conjuguent, et de fournir un élan pour accélérer les efforts dans une situation de grande urgence.

A Kisangani, la coordination provinciale du parlement des Enfants et Jeunes en a profité de la journée afin de mobiliser le gouvernement, les employeurs et la société civile afin d’attirer l’attention sur les questions des droits des enfants pour aboutir à des actions concrètes devant être mises en œuvre pour faire face contre le travail des enfants.

Fabrice Debo coordonnateur provincial de PARDE section de la Tshopo qui martèle sur les droits des enfants, invite la justice à punir des actes allant dans ce sens.

« Faire travailler un enfant est un acte punissable conformément à la loi 09-001 du 10 janvier de 2009 portant protection de l’enfant. La justice doit poursuivre ces auteurs et que ces derniers répondent de leurs actes parce que la place de l’enfant est à priori à l’école pour une éducation approfondie que de vendre dans les rues», a-t-il précisé.

En outre, le coordonnateur provincial du parlement des Enfants et Jeunes de la Tshopo dénonce l’exploitation des enfants à Kisangani.
Il indique que plusieurs d’entre eux sont exploités en subissant des travaux lourds qui affectent leur santé, l’éducation ainsi que leur croissance.

Il appelle cependant les autorités du pays et celles de la province de la Tshopo à remplir correctement leur rôle afin d’empêcher cette situation qui met en péril la vie des enfants.

Fabrice Debo invite l’État congolais à trouver des solutions pour que les enfants ne soient plus exploités mais aussi de mettre en application les différentes lois et conventions légiférées pour le bien-être des enfants.

La journée mondiale contre le travail des enfants pour cette année 2023 appelle à une action internationale redynamisée pour parvenir à la justice sociale, l’élimination du travail des enfants étant l’un de ses éléments importants.
Elle appelle également à la ratification universelle de la convention n° 138 de l’OIT sur l’âge minimum, qui, associée à la ratification universelle de la convention n° 182 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants en 2020, offrirait à tous les enfants une protection juridique contre toutes les formes de travail des enfants ; et la mise en œuvre effective de l’appel de Durban en faveur de l’élimination du travail des enfants.

 

 

Usseni Shafik

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