La commune Kabondo l’une des municipalités de la ville de Kisangani se gère d’une manière cavalière depuis et autocratique plusieurs années. Agents et cadres de cette municipalité vivent le calvaire au quotidien et ne savent à quel saint se vouer. Ils pointent les doigts accusateurs, Madame Godelive Mosunga Bourgmestre de cette commune depuis 2014.

Que se passe-t-il dans la commune kabondo ?

Considérée comme la seule gestionnaire de son entité comme elle prétend toujours, celle qui est à la tête de la commune Kabondo depuis 8 ans fait ombre à tout le monde sur son chemin, déclarent quelques agents de la commune sous anonymat. Des agents qui vivent avec la peur au ventre, prêt à tout afin de subvenir au besoin de leurs familles.
Parmi les nombreuses victimes des actes de Godelive Mosunga, figurent son chef de bureau Monsieur Jean Baptiste Saka Lomboli pourtant censé être son proche collaborateur.

Tenez, dans une lettre de ce chef de bureau de la commune Kabondo adressée à sa cheffe et dont la rédaction de boyomainfo.com a pu consulter, tout est mis au coair et Jean-Baptiste Saka Lomboli crève l’abcès.

Dans cette lettre dite de recours et dont les copies sont réservées du bourgmestre adjoint de cette municipalité jusqu’au ministre provincial de l’intérieur, le chef de bureau avec un profond regret met à nue la gestion dite opaque de la bourgmestre Mosunga.

Mise en détention pendant 48 heures puis le scellage de son bureau suivi par son remplacement, tels sont le calvaire vécu par ce chevronné de l’administration pourtant non payé depuis des années, à en croire sa missive. Le seul péché pour ce chef de bureau, serait d’autoriser le chef du quartier BATAMA de procéder à la coupure du ruban symbolique d’un pont financé par l’ONG CODEK.

Des faits !

« En date du 12 septembre 2022 à 16H20’ vous étiez entrée dans votre bureau suivie d’une clique de chefs de quartiers.
Entourée par ces derniers, vous avez jugé et arrêté le chef de quartier BATAMA pour avoir coupé le ruban symbolique d’un pont », peut-on lire le chef de bureau.

Et de poursuivre qu’après l’arrestation de ce chef de quartier, il a été espionné en son bureau par certains chefs de quartiers qui informa à la bourgmestre que c’est celui qui avait autorisé le chef de quartier arrêté de couper le ruban symbolique en se partageant l’argent donné par l’ONG CODEK.

« En vue de cette information, vous m’aviez fait appel dans votre bureau, au lieu de vérifier l’accusation, vous avez pris le ciel pour l’unir à la terre, vociférée sur moi avec menaces et injures, d’usurpation de pouvoir et du vol d’argent donc traité de tous les péchés d’Israel en présence de vos chefs de quartiers », poursuit Jean Baptiste Saka.

Racontant son calvaire vécu, le chef de bureau de la commune Kabondo renseigne qu’après sa cachette dans son bureau de peur de l’agression de la part de la Bourgmestre, il fut arrêté par les éléments de la PNC à mains armées, le fouillant puis acheminé au cachot pendant 48 heures, menaçant ainsi le commandant de la police, faute de quoi ce dernier risquait son emploi en cas de relâchement de son prisonnier fait à dessein.

« Qu’est-ce que j’ai fait Madame le Bourgmestre ! », se demande cet agent de la commune Kabondo.

Que reproche-t-on à Godelive Mosunga ?

Cette missive dite de recours du chef de bureau de la commune Kabondo consulté par nos soins, révèle plusieurs griefs à charge du numéro un de ladite commune.

Il est ainsi reproché au bourgmestre de la commune Kabondo : le manque de respect de l’unicité de signature et de déontologie administrative, le manque d’une bonne gestion financière, le manque d’une administration financière avec un soubassement légal, manque de gibecière officielle pour loger les recettes de l’Etat.

Jean-Baptise Saka Lomboli accuse la bourgmestre de sa municipalité d’être à la base des antivaleurs dans cette entité et/ou les agents sont devenus des mercenaires placés sous ses ordres en instaurant une gestion opaque confirmée par le non-paiement de primes et les avantages alloués aux agents dans l’exercice de leur fonction.

A travers sa lettre, le chef de bureau attire donc l’attention des autorités compétentes de mettre fin à cette imbroglio administratif et constate une préméditation discriminatoire qui peut amener aux conflits tribaux.

Jean Claude Fundi

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