
La progression d’Ebola dans la Grande Orientale inquiète de plus en plus. En Ituri, considérée comme l’épicentre de l’épidémie, la maladie continue de faire des victimes. Et la menace dépasse désormais les zones directement touchées.
Pour le député national Fontaine Mangala, élu de Kisangani, la riposte mise en place par les autorités sanitaires ne permet pas de contenir efficacement l’épidémie.
L’élu avance le chiffre de plus de 2 000 morts, essentiellement en Ituri, et alerte sur le risque de voir Ebola atteindre d’autres zones, notamment Kisangani.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que la grande ville de la Tshopo entretient d’importants échanges avec l’Ituri. La circulation des personnes et des marchandises complique le travail de surveillance et de prévention.
Une riposte qui montre ses limites
Fontaine Mangala dénonce également les difficultés observées dans la prise en charge des malades et la protection du personnel soignant.
Pour lui, les équipes engagées sur le terrain ne disposent pas toujours des conditions nécessaires pour travailler efficacement. Une situation qui, selon l’élu, traduit les faiblesses de la riposte actuelle.
Sa critique vise directement le ministre de la Santé.
« Le ministre de la Santé doit démissionner », affirme Fontaine Mangala, qui lui reproche une mauvaise coordination de la riposte, une mobilisation insuffisante de la population et l’incapacité à adapter rapidement les stratégies face à l’évolution de l’épidémie.
Pour l’élu de Kisangani, le moment exige un changement de méthode et un pilotage capable de remettre la lutte contre Ebola au centre des priorités.
Car derrière les chiffres, il y a des familles endeuillées, des soignants exposés et une population qui regarde avec inquiétude la progression de la maladie.
Fontaine Mangala demande ainsi au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour renforcer la riposte et empêcher que l’épidémie ne gagne davantage de terrain dans la Grande Orientale.