La mise en marche du processus du Dialogue national en République démocratique du Congo suscite déjà des réactions dans les milieux politiques. Parmi elles, celle de Joël Kabuya, assistant particulier de l’ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux, Constant Mutamba Tungunga.

Réagissant à l’institution, par le président Félix Tshisekedi, d’un Comité d’organisation préliminaire chargé de préparer la Commission du Dialogue national, Joël Kabuya estime que la participation de Constant Mutamba constitue une condition pour garantir, selon lui, le caractère inclusif du processus.

« Aucun processus inclusif ne peut être crédible sans la participation de ce dernier », affirme-t-il.

Dans sa déclaration, Joël Kabuya présente Constant Mutamba comme une personnalité disposant d’une base politique et citoyenne et dont la participation, selon lui, devrait être prise en compte dans les consultations annoncées autour du dialogue.

Il réclame également la libération de l’ancien ministre, actuellement détenu dans le cadre d’une procédure judiciaire. Le prononcé de l’arrêt dans cette affaire a été reporté au 18 septembre 2026 par la Cour de cassation.

« La libération du Crocodile et sa présence au dialogue ne sont pas des options, ce sont des conditions de confiance, des exigences démocratiques », soutient Joël Kabuya, en référence au surnom donné à Constant Mutamba.

Cette prise de position intervient alors que le processus du Dialogue national entre dans sa phase préparatoire. L’ordonnance présidentielle du 13 septembre institue un Comité d’organisation préliminaire placé sous l’autorité directe de Félix Tshisekedi. Sa mission consiste notamment à organiser des rencontres avec les différentes composantes, à recueillir leurs contributions et à préparer les conditions matérielles, techniques et logistiques de la future Commission préparatoire.

La question de l’inclusivité figure déjà parmi les principaux sujets de débat. Des acteurs de l’opposition et de la société civile ont contesté le dispositif annoncé, notamment en raison du rôle central confié à la présidence dans la mise en place du comité.

Pour Joël Kabuya, le débat ne peut donc pas se limiter à la mise en place des structures préparatoires. Il doit également porter sur les personnalités appelées à prendre part au processus. « Le peuple congolais l’attend », affirme-t-il au sujet de Constant Mutamba.

 

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