
La session budgétaire de septembre 2026 s’ouvre dans un contexte où les attentes de la population de la Tshopo sont nombreuses. À Kisangani comme dans les territoires, les préoccupations sont connues : routes en mauvais état, problèmes d’électricité et d’eau, accès aux soins, éducation, coût de la vie et manque d’emplois.
Dans ce contexte, les députés nationaux de la Tshopo sont appelés à défendre un budget qui prend réellement en compte les besoins de la province. Les crédits destinés aux routes, à l’énergie, à la santé, à l’éducation et aux autres secteurs prioritaires doivent faire l’objet d’un suivi jusqu’à leur exécution.
La situation de la RN3 et de la RN7, deux axes importants pour le désenclavement de la province, mérite notamment une attention particulière. Les élus doivent obtenir des informations précises sur les financements prévus, le calendrier des travaux et leur niveau d’exécution. La même exigence doit s’appliquer aux infrastructures reliant Kisangani aux différents territoires.
L’enclavement de la Tshopo ne peut pas rester une préoccupation locale. Il doit être porté au niveau national, auprès du Gouvernement et dans les instances parlementaires compétentes. L’état des routes pénalise les agriculteurs, complique l’acheminement des marchandises et contribue à la hausse des prix sur les marchés.
Le contrôle des finances publiques constitue un autre devoir des élus. Mais ce contrôle doit reposer sur des faits. Lorsqu’une anomalie est constatée, les députés disposent de mécanismes parlementaires pour demander des explications et obtenir des réponses. Les accusations sans documents ni éléments vérifiables ne servent ni la population ni la crédibilité de celui qui les porte.
Les intérêts économiques de la Tshopo doivent également être défendus. L’agriculture et la riziculture peuvent créer des revenus et des emplois si elles bénéficient d’un accompagnement adapté. L’exploitation des ressources naturelles doit profiter davantage à l’économie locale, tandis que l’industrie et les petites entreprises doivent trouver des conditions favorables à leur développement.
La population attend aussi de ses élus qu’ils parlent de ses difficultés quotidiennes : le pouvoir d’achat, l’électricité, les soins de santé, l’éducation et le chômage des jeunes. Ce sont ces questions qui déterminent la vie des familles, bien plus que les querelles politiques qui occupent parfois l’espace public.
Un autre rendez-vous est attendu : le compte rendu aux électeurs. Après les travaux parlementaires, les élus devraient pouvoir dire clairement ce qu’ils ont défendu, les réponses obtenues, les engagements pris et les dossiers qui restent en attente.
« Un député national n’est pas élu pour passer son mandat à se battre avec d’autres élus. Il est élu pour légiférer, contrôler le Gouvernement et porter la voix de sa circonscription », estime Janvier Folo.
Pour lui, la Tshopo n’attend pas de ses représentants des spectacles politiques à Kinshasa. Elle attend du travail parlementaire et des résultats concrets à Kisangani comme dans les territoires.
Cette session budgétaire doit donc être jugée sur les actes : les dossiers défendus, les engagements obtenus, les fonds suivis et les résultats présentés à la population.