
Le Gouverneur du Bas-Uélé, Mike-David Mokeni, a adressé une lettre de protestation au Coordonnateur intérimaire du FRIVAO, Chançard Bolukola, dénonçant ce qu’il qualifie de traitement inique et injuste réservé aux victimes de la guerre de six jours de 2000, dans le cadre des efforts d’indemnisation.
Dans cette correspondance, le Gouverneur du Bas-Uele rappelle que les atrocités de la guerre, qui ont opposé les armées ougandaises et rwandaises sur le sol congolais, ont fait des ravages non seulement à Kisangani (Tshopo), mais également dans toute l’ancienne province Orientale, comprenant le Bas-Uélé, l’Ituri et le Haut-Uélé.
Beaucoup de victimes de ces atrocités, principalement originaires de la province de la Tshopo, note le gouverneur, se sont retrouvées dans le Bas-Uélé, fuyant la souffrance qu’elles avaient vécue à Kisangani.
Mike-David Mokeni souligne également que, tout comme la Tshopo, le Bas-Uélé a souffert des destructions massives de l’armée ougandaise, notamment la destruction de l’aéroport de Zega à Buta, des pillages, des viols, des exécutions sommaires et la dévastation des infrastructures publiques. Il fait remarquer que, malgré les promesses répétées du FRIVAO d’indemniser les victimes du Bas-Uélé, aucune action concrète n’a été prise jusqu’à ce jour.
Face à cette inaction, le Gouverneur du Bas-Uélé interpelle à nouveau le FRIVAO pour qu’il déploie des équipes afin d’identifier et indemniser les victimes dans la province, suivant un calendrier précis, à l’instar des démarches entreprises à Kisangani.
Le Gouverneur rappelle que l’accomplissement de cette mission serait un signe de la compétence managériale de la Coordination intérimaire du FRIVAO, qui, selon lui, doit répondre de ses engagements envers la population victime.
Mike Mokeni précise que, si cette situation perdure, la population du Bas-Uélé n’hésitera pas à saisir directement le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui reste un soutien crucial dans cette lutte pour la justice et la réparation des torts subis.
