
La coalition coalition de l’opposition a lancé sa campagne emblématique « Non à la révision ou au changement de la Constitution », ce samedi 14 décembre 2024 à Kisangani, soulignant une résistance collective face aux tentatives perçues comme une menace à la démocratie congolaise.
L’événement s’est tenu au siège du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), où plusieurs centaines de cadres et militants se sont rassemblés, représentant non seulement le PPRD mais aussi d’autres partis clés tels qu’Ensemble pour la République, Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), et le Mouvement Social pour le Renouveau (MSR).
Les leaders politiques présents ont pris la parole pour galvaniser les membres de leur base. Le secrétaire général d’Ensemble pour la République, DIEUDONNÉ BOLENGETENGE, ainsi que Madeleine Kitembo, JOSEPH BARUANI du PPRD, Issa Samuel de LGD et Docile SAIDO KANGANDJO du MSR ont exprimé leur détermination à s’opposer fermement aux projets de révision constitutionnelle. Chacun a dénoncé les dérives du régime en place, promettant de tout mettre en œuvre pour protéger les fondements juridiques du pays.
« Il n’existe aucun article dans notre Constitution qui empêche le gouvernement de mieux servir le peuple », a déclaré l’un des leaders, insistant sur le fait que les préoccupations des Congolais peuvent être adressées sans altérer le texte constitutionnel.
Ils ont en effet rappelé que la Constitution actuelle, promulguée en 2006 après un long processus de dialogue national, représente un consensus essentiel qui doit être respecté pour garantir la stabilité politique et sociale en République Démocratique du Congo.
Les membres de cette coalition ont également lancé un appel vibrant à la population de la province de la Tshopo, les exhortant à ne pas céder à la peur.
« L’heure est venue de se lever comme un seul homme pour défendre notre Constitution », ont-ils proclamé, visant à unir tous les citoyens dans cette lutte cruciale.
Le projet proposé par le président Félix Antoine Tshisekedi visant à réviser ou changer la loi fondamentale suscite des inquiétudes croissantes et intensifie les tensions politiques au sein du pays.
Les jours à venir s’annoncent décisifs alors que l’opposition s’organise pour faire face aux défis qui se présentent.