L’examen du projet de loi référendaire à l’Assemblée nationale a franchi une étape importante ce mardi 9 juin à Kinshasa. La plénière a adopté l’amendement défendu par le député national Patrick Matata Makalamba, ouvrant ainsi la voie à une participation plus inclusive des institutions décentralisées aux travaux liés au futur référendum.

Jusqu’ici essentiellement concentré entre les mains des institutions nationales, le dispositif référendaire s’élargit désormais aux réalités du terrain. Grâce à cette modification de l’article 42, les députés provinciaux et les conseillers communaux seront associés, aux côtés des députés nationaux et des sénateurs, aux différentes étapes des travaux relatifs au référendum.

Pour l’élu de Kisangani, les grandes décisions qui engagent l’avenir de la République ne peuvent être conçues et portées exclusivement depuis le centre. Elles doivent également intégrer la voix des provinces et des entités territoriales décentralisées, afin que chaque composante du pays participe à la construction du consensus national

À travers cette initiative, Patrick Matata défend une vision politique fondée sur la proximité institutionnelle, la représentativité et l’inclusion. L’objectif est clair : faire du référendum non seulement un exercice juridique, mais aussi un rendez-vous véritablement national, où les préoccupations des territoires et des communautés locales trouvent leur place dans le débat.

Dans un contexte marqué par des discussions croissantes sur la gouvernance, la participation citoyenne et l’équilibre entre le pouvoir central et les provinces, l’adoption de cet amendement apparaît comme un signal fort en faveur d’une démocratie plus participative. Elle contribue à renforcer la légitimité du processus référendaire en élargissant sa base de représentation.

Ce vote favorable de la plénière constitue également une victoire politique pour Patrick Matata, dont l’initiative parlementaire s’impose comme l’une des contributions majeures à l’examen de cette loi. En obtenant que les élus provinciaux et communaux soient associés à ce processus, il place la territorialité au cœur des réformes institutionnelles.

Du Palais du peuple aux assemblées provinciales, en passant par les conseils communaux, le futur référendum congolais prend ainsi une nouvelle dimension : celle d’un choix national construit avec les provinces, et non simplement décidé depuis Kinshasa.

 

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