Le dossier de la route Kisangani–Ubundu prend une autre dimension . Alors que le tronçon concerné se trouve dans la province de la Tshopo, c’est le gouverneur du Maniema qui reçoit les félicitations du député national Fontaine Mangala pour son implication dans le processus de désenclavement.

Dans une publication sur Facebook, Fontaine Mangala écrit :

« Félicitations au Gouverneur du Maniema pour son esprit managérial. Il est invité par le Gouvernement central pour faire la situation de la route de Kisangani à Ubundu, tronçon se trouvant à l’intérieur de la province de la Tshopo. »

L’élu ajoute :

« Cette route doit être asphaltée, mais vous avez fait votre part avec cette action de désenclavement. »

Cette déclaration pose une question qui risque de faire débat à Kisangani : comment expliquer que le gouverneur du Maniema soit aujourd’hui au premier plan dans un dossier portant sur une route située dans la Tshopo ?

Le député ne critique pas directement les autorités de la Tshopo. Mais son message met indirectement en lumière une réalité politique : lorsqu’une autorité voisine s’empare d’un dossier qui concerne aussi fortement la population de Kisangani et d’Ubundu, la question du leadership provincial se pose naturellement.

Le désenclavement de l’axe Kisangani–Ubundu ne concerne pourtant pas uniquement le Maniema. Pour la Tshopo, cette route représente un corridor stratégique pour les déplacements, le commerce et l’accès aux territoires de l’intérieur.

La question est désormais simple : qui porte réellement le dossier de réhabilitation de la route Kisangani–Ubundu ?

Car entre les annonces, les interventions politiques et les actions de terrain, les populations attendent surtout une chose : voir la route réhabilitée et, à terme, asphaltée.

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