
Les usagers du tronçon routier reliant Niania à la cité de Mambati, dans le territoire de Wamba (province du Haut-Uélé), vivent un véritable chemin de croix.
En cause : la rivière Ngayo, devenue au fil du temps le principal goulot d’étranglement de cet axe stratégique, faute d’un pont digne de ce nom.
A défaut d’infrastructures publiques, la traversée de la Ngayo est assurée par un bac de fortune exploité par des sujets chinois, solution précaire et risquée, mais jusque-là unique alternative pour les voyageurs, les commerçants et les transporteurs reliant Niania à Isiro via Matete et Bolebole.
Le mercredi 21 janvier dernier, le pire a bien failli se produire.
Un gros véhicule transportant une importante cargaison d’huile de palme a fini sa course dans les eaux de la rivière, après un incident lors de la traversée.
Si le drame humain a été évité de justesse, les conséquences matérielles et logistiques ont été lourdes.

A la suite de cet accident, tout passage a été suspendu, bloquant complètement la circulation sur cet axe vital.
Pendant deux jours, les usagers sont restés coincés de part et d’autre de la Ngayo, livrés à eux-mêmes dans une zone sans village, sans réseau de communication et sans assistance.
Voyageurs, chauffeurs et commerçants ont ainsi vécu un calvaire, exposés aux intempéries, à l’insécurité et à l’isolement total.
Cette situation relance avec acuité la question de la construction urgente d’un pont sur la rivière Ngayo.
Pour de nombreux observateurs, il est incompréhensible qu’un axe aussi important pour l’économie et la mobilité du Haut-Uélé continue de dépendre d’un dispositif artisanal, aux risques évidents.
Les usagers appellent les autorités provinciales et nationales à prendre leurs responsabilités afin de mettre fin à cette souffrance récurrente.
Car au-delà de l’incident, c’est tout un territoire qui reste pris en otage par l’absence d’infrastructures routières fiables.
Jean-Claude FUNDI ASSUMANI
