
Dans les provinces de la Tshopo et du Haut-Uélé en République démocratique du Congo, le sol regorge d’or, mais les populations, elles, restent plongées dans une pauvreté alarmante.
Des dizaines d’hectares de terres fertiles sont ravagées chaque jour au profit de l’exploitation semi-industrielle de l’or, principalement entre les mains de sujets chinois opérant sous couvert de contrats opaques passés avec des représentants communautaires.
Des entités telles que Bavadili dans la Tshopo, ou encore Matete et Mambati dans le Haut-Uélé, en sont les exemples criants.
Ces villages, autrefois paisibles, connaissent une transformation brutale : l’arrivée massive d’orpailleurs, de trafiquants, de services publics peu contrôlés et de commerçants a bouleversé l’équilibre local. Les routes sont envahies, les écosystèmes détruits.

Les accords signés avec les communautés, souvent sans consultation élargie ni bénéfices tangibles pour la population, donnent lieu à une véritable spoliation de la richesse locale. Pendant que des cargaisons d’or vont vers des destinations inconnues, les habitants, eux, peinent à accéder aux soins, à l’eau potable ou à une alimentation abordable.
Le paradoxe est douloureux : la richesse s’en va, la misère reste.
Un signal d’alarme est lancé pour que les autorités locales et nationales, les organisations de la société civile et les instances judiciaires se penchent sérieusement sur cette situation explosive. Car sans justice sociale ni transparence, les mines d’or risquent de devenir les tombes silencieuses du développement durable dans ces provinces.
Jean-Claude FUNDI ASSUMANI

Un commentaire
Vraiment les Chinois exploitent nos richesses sous les yeux des nos autorités