Face à la recrudescence de l’insécurité qui gangrène la ville de Kisangani, l’Archevêque métropolitain Marcel Utembi Tapa est sorti de son silence pour exprimer, au nom de l’Église catholique, une vive indignation.

Dans un communiqué officiel, le prélat dénonce avec force les actes de violence devenus monnaie courante dans la capitale provinciale de la Tshopo.

Braquages armés, opérations nocturnes, agressions ciblées, la population vit désormais dans la terreur permanente, et aucun groupe social n’est épargné, pas même les religieux et religieuses.

Mgr Utembi cite, à titre d’exemples douloureux, le cas du vendredi 5 septembre de l’attaque de l’abbé Jean-Paul YAILO curé de la paroisse Saint Jean évangéliste de Lowa à Kisangani, l’attaque à mains armées contre le scolasticat Père Déon, les couvents des Secours de l’Immaculée Conception et des Carmes, ou encore l’assassinat d’un ouvrier de la Procure. Autant de faits qui, selon lui, entachent gravement la réputation de ville hospitalière que portait fièrement Kisangani.

Le chef de l’Eglise catholique boyomaise interpelle ainsi les autorités compétentes à prendre urgemment leurs responsabilités : restaurer l’ordre, protéger les citoyens et garantir la sécurité des biens et des personnes.

En lançant cet appel solennel, Mgr Marcel Utembi Tapa se positionne comme la voix d’un peuple à bout de souffle, lassé d’attendre des solutions pendant que l’insécurité s’enracine.

Laisser une réponse