À la suite de l’appel lancé à la jeunesse tshopolaise par le gouverneur de province, Paulin Lendongolia Lebabonga, l’invitant à faire de l’agriculture un levier de développement, l’entreprise agropastorale Bingwa Agro Land a réaffirmé son engagement à accompagner cette vision.

Dans une note parvenue à notre rédaction, le responsable de l’entreprise se dit prêt à mettre son expertise au service de la valorisation du potentiel agricole de la province.

Déjà très actif dans l’investissement agricole, avec la production de plusieurs variétés de légumes, Guyaume Ngasebere demande au gouverneur de doter son entreprise d’un système d’irrigation, afin de tripler la production et de satisfaire la demande en légumes du marché de Kisangani et de ses périphéries. Il sollicite également un appui en intrants et en outils aratoires, ainsi que la mise à disposition d’un espace réservé exclusivement à la commercialisation des légumes frais.

« Pour passer à l’échelle, nous sommes confrontés au coût élevé des intrants, au manque de motopompes pour l’irrigation en contre-saison et à l’absence d’unité de conservation par le froid », explique le responsable de l’entreprise, en présentant les difficultés auxquelles elle fait face.

Qu’est-ce que Bingwa Agro Land ?

Bingwa Agro Land est une entreprise spécialisée dans la production et la commercialisation de produits maraîchers. Basée à Kisangani, elle est active dans le secteur agricole depuis six ans.

Ses réalisations concrètes

a) Une production en toute saison

L’entreprise produit des légumes pendant la saison et en contre-saison, grâce à la maîtrise de l’irrigation. C’est ce qui explique la présence continue de produits maraîchers sur les marchés de Kisangani et de ses périphéries, même en période sèche.

b) Un réseau de commercialisation.

Elle a mis en place un réseau qui compte à ce jour près de vingt femmes, capables d’écouler plus d’une tonne de légumes en 48 heures. Ce réseau assure une distribution rapide, du champ au marché.

c) Un impact sur la souveraineté alimentaire

Grâce à cette production locale, la pastèque, le poivron, le chou et la tomate ne sont plus importés des provinces voisines de l’Ituri et du Nord-Kivu, comme c’était le cas en 2015-2016. Aujourd’hui, Kisangani consomme ce que Kisangani produit : c’est une économie de devises pour la province et des produits plus frais pour la population.

 

 

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