Le Département d’État des États-Unis a annoncé, ce 20 février 2025, l’imposition de sanctions contre deux individus et deux entités liées aux violences et violations des droits de l’homme dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Les sanctions ciblent James Kabarebe, ministre d’État rwandais chargé de l’intégration régionale, et Lawrence Kanyuka Kingston, porte-parole du M23 et de l’Alliance fleuve Congo, ainsi que deux sociétés qu’il contrôle, Kingston Fresh et Kingston Holding.

Cette mesure intervient alors que le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, continue de faire des progrès territoriaux dans l’est de la RDC. Depuis mi-décembre 2024, le M23 a pris le contrôle de plusieurs villes stratégiques, dont Goma et Bukavu, entraînant des violences qui ont causé des milliers de morts, de blessés et de déplacés.
Cette escalade a également coûté la vie à trois soldats de la paix de l’ONU, exacerbant les tensions dans la région.

Les États-Unis appellent le Rwanda à mettre fin à son soutien au M23, à respecter la souveraineté de la RDC et à retirer toutes ses troupes du territoire congolais. Le pays demande également à ce que les responsables des violations des droits de l’homme soient tenus responsables pour leurs actes.

Le communiqué de presse met en lumière l’impact économique et diplomatique du conflit, avertissant que la persistance des violences dans l’Est de la RDC entrave le développement économique de la région et dissuade les investissements étrangers, notamment américains, dans les deux pays.

Les États-Unis insistent sur l’urgence de retourner aux négociations, en particulier dans le cadre du processus de Luanda dirigé par l’Angola, pour parvenir à une résolution pacifique du conflit et assurer la stabilité en Afrique centrale.

Jean-Claude Fundi

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