Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, est appelé à s’expliquer devant l’Assemblée provinciale sur la politique générale de son gouvernement. Le député provincial Senold Tandia Akombeyo, élu de Kisangani, a déposé, ce vendredi 2 octobre 2026, une question orale avec débat au secrétariat de l’organe délibérant. Une initiative qui place la gestion des deux dernières années au centre du contrôle parlementaire.

La gestion de la province de la Tshopo s’apprête à faire l’objet d’un examen approfondi à l’Assemblée provinciale. À travers cette question orale avec débat, Senold Tandia Akombeyo entend obtenir du chef de l’exécutif provincial des éclaircissements sur les choix opérés par son gouvernement, les résultats enregistrés et les perspectives de développement de la province.

L’élu de Kisangani justifie sa démarche par les préoccupations recueillies auprès des habitants durant les vacances parlementaires. Pour lui, les attentes exprimées sur le terrain imposent aux représentants du peuple d’interroger l’action gouvernementale et de veiller à ce que les engagements pris se traduisent concrètement dans le quotidien des populations.

« La motivation qui nous anime est celle de pouvoir répondre aux préoccupations de notre population. Nous venons franchement des vacances parlementaires et nous avions compris, à travers les préoccupations soulevées par la population, que le contrôle parlementaire et la redevabilité de l’exécutif provincial constituent les gages de la performance de l’action gouvernementale », a-t-il expliqué après le dépôt de sa question.

Le député précise que son initiative vise à amener le gouverneur à répondre aux préoccupations qu’il qualifie de légitimes et de profondes, tout en permettant à l’Assemblée provinciale de faire le point sur la conduite des affaires publiques.

Cette démarche intervient dans un contexte où la stabilité des institutions provinciales est présentée comme un acquis à préserver. Mais pour Senold Tandia, cette stabilité ne doit pas devenir un prétexte pour soustraire l’exécutif à l’obligation de rendre compte. Il défend plutôt une conception de la stabilité tournée vers l’action et les résultats.

« Nous ne voulons pas, je l’ai dit récemment, que la stabilité pour la stabilité ne serve absolument à rien. Ce qu’il nous faut, c’est la stabilité pour le développement », a-t-il insisté.

L’élu estime qu’une province ne peut progresser sans une évaluation régulière de son parcours, de sa situation actuelle et de ses ambitions. « Pour aller vers le développement, il nous faut impérativement, à un certain moment de notre histoire, nous arrêter pour nous interroger sur d’où nous venons, où nous sommes, où nous allons, quel temps il fait maintenant et quel temps il fera demain. C’est sur cette base que nous pouvons espérer le progrès », a-t-il poursuivi.

Interrogé sur les éventuelles conséquences politiques de cette initiative, notamment la possibilité d’une sanction à l’encontre du gouverneur, Senold Tandia n’exclut aucune issue. Il rappelle cependant que la procédure engagée relève d’abord des prérogatives démocratiques de l’Assemblée provinciale.

« La stabilité des institutions n’exclut pas le contrôle parlementaire. Ça, c’est ce qu’on doit noter. Mais cet exercice est purement démocratique et je pense que le gouverneur de province va y répondre conformément aux attentes », a-t-il déclaré.

Au-delà du débat institutionnel, le député adresse un message à la population de Kisangani et des autres territoires de la Tshopo. Il l’invite à maintenir sa confiance dans l’Assemblée provinciale, qu’il présente comme un instrument de défense des intérêts collectifs et d’amélioration des conditions de vie.

« Je tiens tout simplement à lui demander de pouvoir continuer à faire confiance à son institution, l’Assemblée provinciale, qui n’est pas là pour blaguer. Cette institution est là pour travailler à fond et à fond afin de parvenir à hisser haut les conditions de vie de notre population. Donc, c’est sur cette ligne que nous sommes alignés et jamais nous ne pouvons nous en écarter. Je demande à la population de nous faire confiance et de faire confiance aux initiatives de l’ère parlementaire que nous sommes », a-t-il conclu.

Le dépôt de cette question orale ouvre ainsi une nouvelle séquence dans les relations entre l’Assemblée provinciale et le gouvernement de la Tshopo. Au-delà des déclarations, les attentes portent désormais sur la tenue du débat, les réponses du gouverneur et les engagements qui pourraient en découler pour la gestion de la province.

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