La ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), Professeure-Docteure Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna, a été accueilli avec faste à son arrivée ce jeudi à Kisangani. La communauté universitaire, composée des chefs d’établissements, des membres des comités de gestion, du personnel scientifique et administratif, ainsi que des étudiants, s’est mobilisée en masse pour honorer la « fille de la Tshopo », élevée à un grand ministère par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.

Le long de l’itinéraire allant de l’aéroport de Bangoka au centre-ville, des banderoles et affiches de bienvenue, érigées par la conférence des chefs d’établissements de l’ESU de la Tshopo, témoignaient de l’enthousiasme et de l’estime portés à la ministre. Cet accueil triomphal a marqué un moment mémorable pour la région.

Dans une interview accordée peu après son arrivée, la ministre a expliqué les objectifs de sa visite. Outre les affaires liées à l’ESU, elle s’est penchée sur deux sujets majeurs : la révision constitutionnelle et l’unité de la communauté Topoké, dont elle est originaire.

La ministre a réitéré l’importance de la paix pour le développement du secteur éducatif. « La formation a besoin de la paix. Sans paix, ce sont les femmes et les enfants qui souffrent, et l’éducation ne peut prospérer », a-t-elle déclaré.

Elle a également souligné que la révision constitutionnelle, encouragée par le Chef de l’État, répond aux attentes des populations. « Il est crucial de disposer d’une constitution qui favorise le développement. Nous allons discuter des obstacles actuels et proposer des solutions », a-t-elle ajouté.

Marie-Thérèse Sombo a également mis en avant les valeurs du peuple Topoké, reconnu pour son esprit communautaire et sa cohabitation harmonieuse avec les populations autochtones. « Il est essentiel de trouver des mécanismes pour renforcer le vivre-ensemble et la solidarité entre communautés », a-t-elle indiqué.

Cette mission s’inscrit dans la continuité des efforts pour la paix initiés en décembre dernier, lorsque le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur avait organisé un forum de paix dans la province de la Tshopo. Cette initiative visait à consolider l’unité au sein des différentes communautés, un objectif partagé par la ministre de l’ESU.

 

Elie Atilaoto

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