ESU/Grogne à l’IBTP/Kisangani : Parfaim du scandale sur la gestion du comité Bernard LIFINDIKI (Grand dossier)

Refus de délibération des étudiants à la deuxième session, difficulté d’octroi des attestations de réussite aux lauréats, surfacturation de biens et services, non payement des primes du corps scientifique et autre personnel de l’Institut du Bâtiment et Travaux Publics, voilà autant de mots qui rongent le bon fonctionnement des activés de la fin d’année académique 2020-2021.

Ceci intervient peu avant que les Institutions de l’Enseignement Supérieur et Universitaire ne puissent déclancher une grève sèche en ce début de l’année académique 2021-2022.

En effet, dans la conclusion du deuxième rapport de l’Administration du Budget adressé au comité de gestion en date du 03/01/2022, et que nous avons pu consulter, il ressort qu’un bon nombre d’étudiants s’est acquitté de la totalité des frais académiques.

Ainsi, la commission de recouvrement des frais d’études a donc bien fait son travail pour aider l’institution à maximiser les recettes afin de lui permettre d’exécuter des projets prioritaires.

Malheureusement, le solde déficitaire de l’année passée, la situation de la pandémie à COVID19, les états généraux de l’ESU tenus à Lubumbashi, la somme « perçue par l’agent MBOI », les carburants, entretien groupe et véhicule de l’IBTP, des désordres à répétition au sein de l’IBTP, des charges financières et cambistes, achat de deux bus, etc. ont mis en difficulté le fonctionnement normal, indique ce rapport.

Etat des lieux de paiement des frais d’étude.

À ce point, le rapport indique que conformément à la répartition de paiement des frais d’études en trois tranches, la situation des recettes renseigne pour l’année préparatoire par exemple que 836 étudiants ont payés la totalité.

Tandis que pour les auditoires de G1 il y avait 744 étudiants, G2 : 567, G3 : 443, E1 : 256 et E2 : 194.

Par ce calcul, 3040 étudiants ont payé la totalité des frais d’études et non 2700 comme indique le comité de gestion de cette institution.

Les recettes générées par l’Institut de Bâtiment et des Travaux Publics de Kisangani pour l’année académique 2020-2021 s’évaluent à 1.162.742.688, 80 CDF alors que le total dépenses effectuées est de 1.216.742.821, 89 soit un dépassement de l’ordre de 53.625.000, 09 CDF à en croire le deuxième rapport de l’administration du Budget adressé au comité de gestion le 03/01/2022.

Un ingénieur de grande renommée et chef des travaux de cet alma mater qui a recquis l’anonymat ne comprend pas comment avec toutes ces recettes, il s’observe un dépassement de l’ordre de 53.625 000 CD et ceci, sans payer le mois réclamé par le Personnel Administratif, Technique et Ouvrier ( PATO ) et même scientifique ?

Sans payement, aucune délibération, ni livraison des attestations de réussite aux finalistes, a-t-il insisté.

Des dépenses et surfacturation qui énervent à l’IBTP

Si pour la rémunération du personnel, le Directeur Général n’aurait pas accordé beaucoup d’intérêts, cependant, il n’est pas question sur les dépenses jugées de moins prioritaires, selon une déclaration des étudiants de l’IBTP lue devant la presse.

C’est ici qu’on trouve à titre exemplatatif que le remboursement de frais emprunté auprès des cambistes donne un montant de 19.062.500 CDF, les indemnités kilométriques des autorités académiques 20.340.000, prime de risque des autorités académiques 46.880.000 CDF alors que l’IBTP n’a qu’un directeur général et secrétaire général administratif, l’équipe n’est pas complète. C’est donc deux personnes qui en bénéficient.

Frais protocolaires 15.259.000 CDF sans oublier l’achat du mini-bus d’occasion pour la direction générale qui a coûté une bagatelle de 28.085.000 CDF.

Les dépenses pour les démarches de l’acquisition du nouveau site de l’IBTP sont-elles double ? Quelle différence fait-on entre démarche sur le nouveau site et paiement contrat de location terrain ?
5.227.500 CDF avait été déboursés pour les démarches et 600.000 CDF pour l’obtention du contrat de location, regrette un agent administratif.

En ce moment, les caisses de l’IBTP sonnent creuses avec un solde déficitaire de -54.000.000.

Le DG va encore courir auprès des cambistes pour emprunter l’argent afin de payer le personnel qui revendique ?
À quel taux d’intérêt, ne cessent de se lamenter les grévistes.

Pour sa part, le gouverneur intérimaire de la Tshopo qui avait réuni toutes les parties prenantes en vue du dénouement de cette crise de confiance entre le DG et son personnel, a demandé qu’il soit créé une commission mixte à la quelle prendra part les membres de son cabinet, les services de sécurité et autres.
Prévu pour jeudi, 13 janvier à 10 heures locales, le Directeur Général ne s’était pas présenté.

De son côté, le Directeur Général de l’IBTP incriminé, professeur Bernard LIFINDIKI KASSA qui répondait à une question sur cette situation qui prévaut dans son institution au cours d’une conférence de presse qu’il avait ténue le dimanche, 09/01/2022 dans sa résidence privée estime que ces étudiants et autres catégories qui revendiquent leurs primes sont tout simplement manipulés.

Bernard LIFINDIKI pointe du doit accusateur deux professeurs de l’Université de Kisangani sans le citer nommément et un professeur de l’IFA/YANGAMBI qui envieraient ce poste de Directeur Général de l’IBTP.

Dossier à suivre.

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