
La situation sanitaire reste préoccupante en République démocratique du Congo, alors que deux nouvelles zones de santé viennent d’être touchées par la maladie à virus Ebola. Il s’agit de Nia-Nia, dans la province de l’Ituri, et de Mabalako, dans le Nord-Kivu, selon les dernières données sanitaires relayées par les autorités.
Sur les 104 zones de santé que comptent ces deux provinces, 31 sont désormais affectées par la propagation du virus, illustrant une extension géographique progressive de l’épidémie. Une dynamique qui inquiète autant les autorités sanitaires que les responsables politiques.
Face à cette évolution, le député national Fontaine Mangala a tiré la sonnette d’alarme avec une proposition radicale. Dans une publication sur son réseau social Facebook, il estime qu’une mesure de confinement de l’Ituri devient incontournable pour freiner la chaîne de contamination.
« Au vu de l’évolution de la maladie à virus EBOLA, il devient urgent de confiner la province de l’ITURI pour briser la chaîne de contamination », a-t-il écrit, appelant à une réponse forte et immédiate face à la progression du virus.
Une position qui intervient alors que le ministère national de la Santé confirme la poursuite de l’extension de l’épidémie. Les équipes de riposte ont été déployées dans les nouvelles zones touchées afin de renforcer la surveillance, isoler les cas suspects et intensifier les campagnes de prévention.
Dans les zones affectées, les défis restent majeurs : accès aux soins, mobilité des populations, et acceptation des mesures de santé publique. Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité d’une coordination rapide entre les équipes locales et nationales pour éviter une propagation plus large.
Alors que les efforts de riposte s’intensifient, la proposition de confinement de l’Ituri relance le débat sur l’équilibre entre urgence sanitaire et contraintes socio-économiques dans une région déjà fragilisée par des crises multiples.