L’idée défendue par le député national Patrick Matata Makalamba sur la création d’une chocolaterie à Kisangani s’inscrit dans un débat plus large sur la transformation locale du cacao en RDC.

Le nouvel Accord international sur le cacao, signé par la RDC en juin 2026 et dont l’entrée en vigueur définitive est prévue le 1er octobre, met notamment l’accent sur l’amélioration des revenus des producteurs, la traçabilité, la durabilité de la filière et la promotion de la transformation locale.

Pour la Tshopo, grande zone de production cacaoyère, cette orientation pose la question de la valorisation de la production sur place. Transformer davantage les fèves localement permettrait, en théorie, de créer des activités autour de la transformation, de générer de la valeur ajoutée et de développer des débouchés pour les producteurs.

Le ministère du Commerce extérieur présente lui-même la transformation locale et le développement de la chaîne de valeur comme des axes du nouvel accord.

L’accord international ne constitue pas une validation du projet de chocolaterie défendu par Patrick Matata Makalamba. Il crée cependant un cadre qui remet au centre une question déjà soulevée dans le débat local : comment faire en sorte qu’une plus grande partie de la valeur créée par le cacao congolais soit produite en RDC, notamment dans les provinces productrices comme la Tshopo ?

 

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