
Une avancée historique vient d’être réalisée dans la province de la Tshopo. Trente-et-une communautés locales sont sur le point d’obtenir des titres légaux de propriété sur leurs forêts, franchissant ainsi une étape cruciale dans le processus d’octroi des Concessions Forestières des Communautés Locales (CFCL).
Ce jeudi 18 septembre, la coordination provinciale de l’Environnement à Kisangani a procédé à l’affichage officiel des dossiers de demande, marquant l’avant-dernière étape avant la signature des arrêtés provinciaux par le gouverneur.
C’est l’ingénieur Félicien Malu Lisambola, coordonnateur provincial, qui a présidé la cérémonie, saluant un moment décisif pour la gestion durable et inclusive des ressources forestières.
Une procédure transparente et participative
L’affichage des demandes vise à garantir la transparence du processus et à prévenir d’éventuels conflits d’usage. « C’est une invitation au dialogue et à la reconnaissance officielle du droit des communautés sur leurs terres ancestrales », a souligné l’ingénieur Malu, appelant d’autres villages à emboîter le pas.
Une fois validés, ces nouveaux titres porteront à 45 le nombre total de concessions communautaires dans la Tshopo, contre 14 actuellement.
La répartition est impressionnante :
– Bafwasende : 14 communautés (456.256 ha)
– Basoko : 7 communautés (169.846 ha)
– Ubundu : 6 communautés (119.873 ha)
– Banalia : 4 communautés (91.062 ha)
Soit un total de 837.038 hectares bientôt placés sous gestion communautaire.
Un appui structurant de Tropenbos RDC et Tenure Facility
Cette dynamique est rendue possible grâce à l’appui de Tropenbos RDC, via le projet SEFOMEPAC, avec le financement stratégique de Tenure Facility, un partenaire international engagé pour la sécurisation foncière des peuples autochtones et communautés locales.
Au-delà de la protection forestière, ces CFCL symbolisent l’autonomisation des communautés, la lutte contre la pauvreté, et une réponse concrète à la déforestation illégale.
La Tshopo trace ainsi la voie d’une gouvernance forestière équitable et durable, portée par ses propres citoyens. Une avancée écologique et sociale qui pourrait faire école dans le reste du pays.