
Le chef d’antenne des Mines de Bemili, dans le territoire de Bafwasende, est au centre d’une polémique grandissante.
Plusieurs sources l’accusent de s’être substitué au juge civil en procédant à l’évaluation de dommages et intérêts dans un dossier opposant deux coopératives minières, une compétence qui relève exclusivement des juridictions compétentes.
Selon ces sources, Useni Muchapa Justin, chef d’antenne des Mines de Bemili, aurait pris l’habitude d’intervenir dans des litiges civils sans qu’aucune procédure judiciaire n’ait été engagée devant les tribunaux.
Les dommages qu’il voudrait imposer à la COOMIBAV au dossier qui l’oppose de SOCOMIAC; après sa descente sur terrain le 31 revèle que ces évaluations seraient effectuées en dehors du cadre légal, soulevant des interrogations sur le respect des limites de ses attributions administratives.
Les mêmes sources affirment que cet agent bénéficierait du soutien de la cheffe de division provinciale des Mines de la Tshopo, qui l’aurait placé sur le terrain pour exécuter ses orientations.
Elles soutiennent également que le chef d’antenne serait chargé de multiplier les interventions auprès des coopératives minières, avec pour objectif de percevoir des sommes d’argent assimilées, selon ces allégations, à des pratiques de rançonnement.
La controverse s’étend également aux accusations de favoritisme. Plusieurs témoins interrogés affirment que le chef d’antenne protégerait les intérêts de la coopérative SOCOMIAC au détriment de la Coopérative Minière de Bavadili (COOMIBAV).
Ils estiment que les décisions et interventions entreprises sur le terrain profiteraient systématiquement à une partie, avec l’appui présumé de certaines autorités provinciales.
Toujours selon ces témoignages, les évaluations de dommages et intérêts réalisées par le chef d’antenne seraient exécutées sur instruction de sa hiérarchie, alors que cette mission relève, en principe, du pouvoir du juge civil après examen contradictoire des faits et des éléments de preuve.
Il convient de préciser que le Président de la COOMIBAV n’était pas présent lors de ladite descente, celui-ci étant en mission à Kisangani.
Par ailleurs, il n’avait donné mandat à aucune personne pour représenter officiellement la coopérative, a-t-on appris.
Des sources proches du dossier renseigne que le Chef d’antenne des mines de Bemili a reçu des instructions de la Cheffe de division provinciale des Mines lui enjoignant de ne pas lever la mesure de suspension.
Cette position serait également influencée par les injonctions du président de la SOCOMIAC, qui subordonne la reprise des activités suspendues au paiement préalable de dommages et intérêts évalués par Usseni Muchapa, lequel est accusé d’agir comme un juge civil sans en avoir la compétence légale.
Rédaction