
Dans une mise au point ferme et argumentée, le Professeur Sylvain Alongo Longomba, directeur technique du BCECO, a réagi aux récentes déclarations du sénateur Jean Bamanisa Saïdi concernant les travaux de réhabilitation de la voirie urbaine de Kisangani.
Qualifiant la sortie médiatique du sénateur de « logorrhée opportuniste », le Professeur Alongo dénonce une tentative politique d’attirer l’attention publique, au détriment de la vérité et de la rigueur technique.
Selon lui, loin d’apporter un éclairage utile sur l’état d’avancement ou la qualité des travaux, Bamanisa s’est plutôt livré à une série d’accusations infondées et de caricatures populistes.
Il rappelle que de telles déclarations, surtout lorsqu’elles insinuent des pratiques de détournement et de surfacturation sans preuve, jettent injustement le discrédit sur des institutions comme le BCECO, les entreprises engagées sur le terrain et les ingénieurs qui œuvrent dans des conditions souvent difficiles pour améliorer les infrastructures publiques.

Le professeur Alongo souligne également que certaines plateformes universitaires et médias locaux ont été instrumentalisés pour amplifier ces propos, alimentant la confusion plutôt que le débat constructif.
Pour lui, un sénateur, de par sa stature, devrait faire preuve de responsabilité, en s’appuyant sur des faits vérifiables, au lieu de verser dans la polémique.
« Dans un Etat de droit, la redevabilité ne se construit pas dans l’arène des insinuations médiatiques », rappelle-t-il.
A l’en croire, seules les instances compétentes telles que la Cour des comptes, l’Inspection générale des finances (IGF) ou encore le Sénat, sont habilitées à contrôler objectivement les dépenses publiques et la qualité des travaux engagés.
Profondément préoccupé par les accusations publiques sans fondement vérifiable, le Professeur Alongo appelle les acteurs politiques à faire preuve de retenue.
« Evitons les amalgames, les dérives populistes et les jugements hâtifs », insiste-t-il, plaidant pour un climat apaisé et propice à l’avancement des chantiers structurants.
Il se dit confiant que la vérité des faits finira par triompher. « Les Boyomais, bien informés, feront la part entre les effets d’annonce et le travail réel, discret mais durable, mené sur le terrain. »
Cette sortie vise à défendre la légitimité du travail du BCECO et à recentrer le débat sur l’essentiel.
Rédaction