
A Kisangani dans la province de la Tshopo, la sonnette d’alarme a été tirée ce jeudi 27 novembre 2025. Face à la réduction drastique des subventions des bailleurs internationaux à hauteur de 13%, les acteurs de la santé, réunis en synergie composée de Sanru, et de l’Instance de coordination nationale de la société civile (ICNSC), interpellent les autorités congolaises sur l’urgence de financer les programmes de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le VIH/Sida.
Jackson Ukila Tala, expert du CCM et membre de l’ICNSC, a insisté sur les conséquences déjà visibles de cette réduction : rupture de stocks de médicaments, traitements interrompus pour les tuberculeux, et risque accru de rechutes épidémiques.
Il appelle le gouvernement congolais à prendre ses responsabilités, en intégrant ces programmes dans les priorités budgétaires nationales et provinciales.
Pour sa part, Daniella Iris Mundele, responsable plaidoyer et communication de Sanru, a lancé un appel fort aux médias de Kisangani pour soutenir la campagne de plaidoyer.

Point culminant de cette rencontre, la signature d’un partenariat entre les médias de Kisangani et la société civile, dans le but d’accompagner durablement ce plaidoyer.
Déjà menée à Kinshasa, au Maniema et au Kongo Central, cette initiative s’étendra sur l’ensemble du pays, avec pour objectif de garantir à chaque citoyen un accès équitable et continu aux soins de santé vitaux.
Unis pour la vie, mobilisés pour la santé, ce cri collectif interpelle désormais les autorités : la survie de millions de Congolais est en jeu.
Reddy MBOLI
