
Université du CEPROMAD, Zickry Lubenga signe une recherche poignante sur l’inefficacité du marketing non commercial face à la crise des enfants de la rue. Dans une société inondée de messages publicitaires, une voix s’élève pour questionner l’impact réel des campagnes de sensibilisation non commerciales sur un fléau social : celui des enfants en situation de rue.
Cette voix, c’est celle de Zickry Lubenga, désormais licencié en Management et Sciences Economiques à l’Université du CEPROMAD, dont le mémoire vient d’être couronné par une « Grande Distinction ».
Intitulée « L’impact du marketing non commercial dans la ville de Kisangani : cas des enfants de la rue », son étude n’est pas qu’un simple travail académique. Elle se veut un miroir tendu à une société trop souvent indifférente au sort de ses enfants marginalisés.
L’enquête, menée auprès de 120 participants, révèle un constat glaçant : les campagnes de sensibilisation sont visibles mais peu efficaces.
Les méthodes restent archaïques 75 % des actions passent par des affiches ou réunions, pendant que les réseaux sociaux ne représentent que 10 % des canaux utilisés, malgré leur pouvoir d’influence sur les jeunes générations.

Zickry va plus loin : « On ne peut pas se contenter d’émouvoir. Il faut accompagner, éduquer et réinsérer. »
Son mémoire recommande une stratégie nouvelle, axée sur l’implication communautaire, l’innovation numérique et le suivi des enfants après les campagnes.
En le gratifiant d’une Grande Distinction, le jury reconnaît la profondeur analytique et la pertinence sociale de cette recherche. Zickry Lubenga ne fait pas que réussir son examen final, il appelle la société à une remise en question collective.Un travail qui mérite plus qu’un honneur universitaire : un passage à l’action.
