
L’Association des Professeurs de l’Université de Kisangani (APUKIS) hausse le ton.
Dans une pétition adressée au Président de la Cour constitutionnelle, les enseignants dénoncent avec vigueur la détention prolongée du Professeur Jean-Claude PANDATIMU BIG WA GANGA, incarcéré depuis 818 jours malgré un recours introduit auprès de la Cour de cassation.
Résumé des faits
Cette affaire, qui remonte à juillet 2023, découle d’un jugement de divorce dans lequel le Professeur PANDATIMU avait obtenu la garde de ses enfants, décision confirmée en appel.
Lors de l’exécution forcée du jugement, son ex-épouse aurait mis le feu à son domicile. Ironie du sort, c’est pourtant lui qui a été condamné à 12 ans de servitude pénale par la Cour d’appel de la Tshopo, le 6 octobre 2023.
Le même jour, le professeur avait saisi la Cour de cassation (RPA 207), qui, plus d’un an après, n’a toujours pas rendu son arrêt.
Demande de l’APUKIS
L’APUKIS dénonce une atteinte grave aux droits fondamentaux de leur collègue, notamment à une justice équitable et dans un délai raisonnable.

L’association exige sa libération immédiate et sans condition, ainsi que sa prise en charge médicale par le gouvernement.
En l’absence d’une réponse favorable, l’APUKIS menace de lancer des actions syndicales de grande envergure, dont la grève et des marches pacifiques.
Dans leur pétition, l’association des professeurs de l’Université de Kisangani note que selon le rapport médical émanant de l’administration pénitentiaire, l’état de santé physique et psychique du Professeur Jean-Claude PANDATIMU BIG WA GANGA devient de plus en plus alarmant.
Jean-Claude FUNDI ASSUMANI
